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Société

Plus de 300 personnalités signent un manifeste pour dénoncer "le nouvel antisémitisme"

dimanche 22 avril 2018 à 10:20 - Mis à jour le dimanche 22 avril 2018 à 15:24 Par Xavier Demagny, France Bleu

300 personnalités signent ce dimanche dans Le Parisien un manifeste "contre le nouvel antisémitisme" en France marqué par la "radicalisation islamiste". Parmi les signataires, des personnalités politiques politiques de droite et de gauche, des artistes, intellectuels et responsables religieux.

Une marche blanche avait été organisée fin mars en mémoire de Mireille Knoll, de confession juive, assassinée dans son appartement à Paris.
Une marche blanche avait été organisée fin mars en mémoire de Mireille Knoll, de confession juive, assassinée dans son appartement à Paris. © Maxppp -

Le texte dénonce "le nouvel antisémitisme" marqué par la "radicalisation islamiste" en France et pointe du doigt un "silence médiatique" et une "épuration ethnique à bas bruit" dans certains quartiers. Voilà le message qu'ont voulu faire passer plus de 300 personnalités en signant ce texte, paru dimanche matin dans Le Parisien.

Sarkozy, Wauquiez, Valls et Delanoë parmi les signataires

"Nous demandons que la lutte contre cette faillite démocratique qu'est l'antisémitisme devienne cause nationale avant qu'il ne soit trop tard. Avant que la France ne soit plus la France", lit-on dans ce manifeste, signé par des personnalités politiques de droite comme de gauche (Nicolas Sarkozy, Laurent Wauquiez, Manuel Valls, Bertrand Delanoë...), des artistes (Charles Aznavour, Gérard Depardieu...), des intellectuels, des responsables religieux juifs, musulmans et catholiques. 

"Les Français juifs ont 25 fois plus de risques d'être agressés que leurs concitoyens musulmans"

Le texte rappelle que "onze Juifs viennent d'être assassinés - et certains torturés - parce que Juifs par des islamistes radicaux" faisant ainsi référence à de nombreux événements et faits divers survenus ces dernières années : l'assassinat d'Ilan Halimi en 2006, la tuerie dans une école juive de Toulouse en 2012, l'attaque de l'Hyper Cacher en 2015, la mort par défenestration à Paris de Sarah Halimi en 2017 et, plus récemment, le meurtre d'une octogénaire à Paris, Mireille Knoll. "Les Français juifs ont 25 fois plus de risques d'être agressés que leurs concitoyens musulmans", lit-on dans ce manifeste.

L'antisionisme comme "alibi" ? 

La "terreur" d'un antisémitisme meurtrier "se répand provocant à la fois la condamnation populaire et un silence médiatique que la récente marche blanche [pour Mireille Knoll] a contribué à rompre", estiment les signataires du texte.  Le manifeste dénonce aussi qu'"au vieil antisémitisme de l'extrême droite s'ajoute l'antisémitisme d'une partie de la gauche radicale qui a trouvé dans l'antisionisme l'alibi pour transformer les bourreaux des juifs en victimes de la société".

Le texte cible par ailleurs les quartiers populaires, sous l'effet d'un islam identitaire voire radical. Les signataires demandant "que les versets du Coran appelant au meurtre et au châtiment des juifs, des chrétiens et des incroyants soient frappés de caducité par les autorités théologiques, comme le furent les incohérences de la Bible et l'antisémitisme catholique aboli par (le concile) Vatican II, afin qu'aucun croyant ne puisse s'appuyer sur un texte sacré pour commettre un crime".

Les actes antisémites ont été pointés en repli en 2017 (-7%) pour la troisième année consécutive, selon les données du ministère de l'Intérieur. Mais cette baisse globale masque l'augmentation des faits les plus graves comme des violences, des incendies, des tentatives d'homicide. 

Dans son dernier rapport, la Commission nationale consultative des droits de l'Homme (CNCDH) notait une "persistance des préjugés antisémites traditionnels liant les juifs à l'argent, au pouvoir et leur reprochant leur communautarisme".