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Société

Plus de 32 millions d'euros investis pour les pompiers de la Drôme dans les cinq ans à venir

jeudi 11 octobre 2018 à 3:41 Par Nathalie Rodrigues, France Bleu Drôme Ardèche

Le Service Départemental d'Incendie et de Secours (SDIS) de la Drôme a présenté mercredi son plan d'investissements pour les pompiers dans les cinq ans qui viennent. Plus de 32 millions d'euros vont être injectés dans les bâtiments et le matériel.

Camion des pompiers de la Drôme (image illustration)
Camion des pompiers de la Drôme (image illustration) © Radio France - Victor Vasseur

Drôme, France

D'après les chiffres du SDIS de la Drôme, il investit sur cinq ans autant que sur les 15 dernières années. Vingt-cinq millions d'euros investis sur les locaux, les casernes depuis l'an 2000. Sur les cinq ans qui viennent, 21 millions doivent être injectés dans la construction de 12 nouvelles casernes et dans la réhabilitation de 29 autres. Et 10 millions d'euros vont servir à acheter des nouveaux engins dans les trois ans.

Deux embarcations à acheter

Deux embarcations par exemple vont être achetées, parce qu'un nouveau risque a été identifié sur le Rhône. Le tourisme fluvial se développe. Il faut pouvoir secourir 100 à 200 passagers d'un bateau qui coulerait. Les embarcations actuelles des pompiers permettent d'évacuer une douzaine de personnes à la fois. Il faut donc des embarcations de plus grosse capacité, qui coûtent environ 180 000 euros chacune. 

Les pompiers veulent aussi de plus de gros camions de lutte contre les feux de forêt. Aujourd'hui, ils ont deux véhicules qui peuvent porter 8 à 10 000 litres d'eau ; à terme, ils en voudraient six.

Il faut renouveler le parc d'engins existants. Pas intégralement évidemment. Et la facture gonfle vite : une ambulance coûte 60 000 euros ; une grande échelle 500 000 euros.

Douze nouvelles casernes construites

Douze nouvelles casernes doivent sortir de terre dans les cinq ans qui viennent. Le plan d'implantation des centres de secours dans le département a été revu. Certains centres fusionnent (Saint-Donat avec Clérieux, Alixan avec Bésayes, Beaumont-lès-Valence avec Montvendre par exemple), des personnels intègrent des nouveaux bâtiments. 

Certaines casernes sont mal placées. A Chatuzange-le-Goubet, elle est en plein centre-ville, à côté d'une école, pas très sécurisant quand les pompiers doivent sortir de toute urgence. Elle déménage. A Montélimar, la caserne est au Nord de la ville, au Nord de l'agglo déjà couvert par d'autres centres de secours, alors que le Sud est moins desservi. De nouveaux locaux vont donc être construits quartier Maubec. 

Vingt-neuf casernes réhabilitées/étendues

Beaucoup de casernes sont anciennes, vétustes. Quelques-unes n'ont pas de sanitaires. Le SDIS veut les rénover, les étendre. Construire des vestiaires femmes par exemple puisque la profession se féminise.

Il faut aussi mettre en place certains SAS : un garage pour désinfecter les ambulances, un endroit où déposer sa veste quand on rentre d'un incendie pour qu'elle soit aussi désinfectée et n'aille pas contaminer avec particules toxiques d'autres vêtements d'intervention.

Un pélicandrome fixe construit à Chabeuil

Jusqu'à présent la station pour accueillir les avions bombardiers d'eau était mobile : elle était installée temporairement à l'aérodrome de Chabeuil pendant la période critique, l'été. Une station fixe, permanente, est en cours de construction. Il s'agit essentiellement d'une énorme citerne et de tout le matériel annexe permettant de réalimenter les avions en retardant.

Ce pélicandrome coûte 450 000 euros, financé à moitié par l'État. Le SDIS avait argumenté auprès du Ministère de l'Intérieur : le pélicandrome peut aider les départements voisins ; ce n'est pas aux seuls Drômois d'en supporter la charge financière.