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Société

Plus de 500 manifestants à Caen pour protester contre l'évacuation du squat du Marais

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Par , France Bleu Normandie (Calvados - Orne)

Après l'évacuation du squat des Marais, ce mardi à Caen, les habitants se sont rassemblés devant la Préfecture du Calvados, à l'appel de l'Assemblée générale de lutte contre toutes les expulsions, pour dénoncer l'expulsion.

Plus de 500 personnes se sont rassemblées dans le centre-ville de Caen après l'évacuation du squat du Marais, mardi 22 octobre
Plus de 500 personnes se sont rassemblées dans le centre-ville de Caen après l'évacuation du squat du Marais, mardi 22 octobre © Radio France - Pauline Pennanec'h

Caen, France

"Et pierre par pierre, et mur par mur, nous détruirons les centres de rétention" : les manifestants se sont rassemblés, mardi 22 octobre à 18h, devant la Préfecture du Calvados, pour protester contre l'évacuation du squat des Marais, qui avait eu lieu tôt le matin même. En famille, entre amis, les habitants de Caen étaient nombreux : plus de 500 personnes ont convergé devant le bâtiment, dont des familles exilées, avant de marcher dans le centre-ville, occasionnant des perturbations dans la circulation.

"Le Marais est bien plus que 3,2 hectares de terrain. C'est un lieu qui se vit entre les gens, lâche au mégaphone l'une des militantes, Nous vous laissons en compagnie de ces quelques murs dont vous ne comprendrez jamais l'histoire, l'esprit du Marais lui a déjà inondé la ville".

>>> Le squat du Marais évacué à Caen

Certains habitants, comme Romane, 26 ans, ont décidé de donner leur numéro de téléphone afin d'héberger certaines personnes : "Je pense qu'il y a plein de gens ici qui essaient tant bien que mal d'aider les autres".

C'est tellement petit de faire ça à une semaine de la trêve hivernale, c'est dégueulasse – Romane

81 occupants du squat expulsés

Selon la préfecture, "81 occupants du squat ont finalement été recensés au total par les services de l'Etat", dont 31 mineurs présumés. Parmi eux, 28 personnes en situation irrégulière, dont des demandeurs d'asile, ont été conduites en bus vers des centres d'accueil. Sept étrangers en situation irrégulière "ont été conduits en centre de rétention administrative, et une famille de 5 personnes en situation irrégulière a été assignée à résidence en vue d'être reconduite dans son pays d'origine". Les 41 autres occupants du squat se sont vus proposer trois nuits d'hôtel

"Personne n'a été en danger, pas de heurts ou de difficultés. Tout le monde a pu être évacué, rassemblé dans le calme", explique le directeur du cabinet du Préfet Bruno Berthet. Lors de l'évacuation, "27 personnes étaient déjà placées sur le toit, ils avaient mis des barricades le long de chaque entrée, des pneus prêts à brûler. On sent que le site avait été préparé", affirme-t-il, qui défend l'opération. "On est dans une décision de justice qui est appliquée tout bêtement", ajoute-t-il. 

C'était juste rendre la propriété à un propriétaire privé qui l'avait demandé auprès du juge, qui avait accordé un délai assez long aux occupants pour pouvoir sortir ou trouver une autre solution – Bruno Berthet

"On est choquées, forcément", réagissent Alice et Héloïse. "D'accord, c'est une propriété privée, ils ne devraient pas être là, mais c'est un refuge pour les gens qui n'en n'ont pas d'autre en fait, donc tant qu'on ne peut pas leur proposer autre chose, c'est scandaleux de les mettre dehors." Franck, un père de famille venu avec ses deux filles, tente de leur expliquer ce qu'il s'est passé : "Elles ne comprennent pas. Les gens ne font rien de mal, le terrain ne sert pas à grand chose, il n'y a aucune opération immobilière sur le terrain, elles ont du mal à comprendre. Maintenant on les met dehors pour l'hiver."

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