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Plus de 500 policiers bretons vont manifester ce mercredi à Paris

De 500 à 550 policiers bretons sont attendus à la "Marche nationale de la colère" organisée ce mercredi midi à Paris. Leurs revendications s'étendent de la question des effectifs à la réforme des retraites qui menace leur statut actuel.

Laurent Leroux et Eric Kerbrat, responsables du syndicat Unité SGP Police en Bretagne, seront à la manifestation parisienne ce mercredi
Laurent Leroux et Eric Kerbrat, responsables du syndicat Unité SGP Police en Bretagne, seront à la manifestation parisienne ce mercredi © Radio France - Morgane Heuclin-Reffait

Ils prennent sur leur jour de repos pour faire l'aller-retour : plus de 500 policiers bretons sont attendus à la "Marche nationale de la colère" à Paris, à l'appel de 19 syndicats ce mercredi midi. Parmi eux, une soixantaine de finistériens. Ils dénoncent des conditions de travail de plus en plus difficiles.

"En sous-effectifs"

Le syndicat Unité SGP Police, majoritaire dans le Finistère, dénonce un manque d'effectifs criant : "on a _475 policiers dans le Finistère, il en faudrait près d'une centaine en plus_", estime le secrétaire départemental Eric Kerbrat. "30 policiers de plus à Brest, ce serait l'idéal, précise-t-il. On table sur 40 supplémentaires à Quimper pour faire face aux problèmes rencontrés dans les quartiers."

L'éloignement ne facilite pas les choses. "On ne peut compter que sur nous mêmes, on ne peut pas avoir des forces supplétives venant de très loin contrairement à d'autres régions, explique Laurent Leroux, secrétaire national d'Unité SGP Police pour l'ouest de la France et policier à Brest. Les renforts de Rennes mettent 2h30 et il faut qu'ils soient prêts à venir !"

52 suicides depuis le début de l'année

Conséquence de ces sous-effectifs, _"_tous les policiers sont fatigués, il y a un vrai mal-être, juge Eric Kerbrat. On en est à 52 suicides depuis le début de l'année, en espérant s'arrêter là." "On nous propose un changement de rythme avec des vacations de 12 heures la nuit qui nous permettrait d'avoir un week-end sur deux de libre, précise-t-il, mais c'est compliqué." 

_"_La seule réponse du ministère pour l'heure, c'est la mise en place de deux numéros verts pour les collègues qui se sentent mal !", s'agace Laurent Leroux. "Avec les manifestations, les policiers sont en permanence mobilisés sur la voie publique, rappelés le samedi alors qu'ils n'en ont qu'un sur six de libre. Quand ils doivent en plus gérer leurs autres dossiers, c'est sans fin." 

La réforme des retraites dans le viseur

Autre point de crispation : la fin des régimes spéciaux de retraites voulue par le gouvernement. "Aujourd'hui on cotise plus que les autres, ce qui nous permet d'avoir cinq années de retraites bonifiées, explique Laurent Leroux. Avec la réforme, _on veut nous mettre au même niveau que tout le monde. Pourquoi pas, mais dans ce cas, on nous donne le droit de grève._"

La question de l'âge du départ à la retraite se pose aussi en lien avec les conditions de travail. "Si on a des policiers qui travaillent à 65 ans et doivent interpeller un jeune de 20 ans, c'est beaucoup plus difficile," estime Laurent Leroux. S'il n'y a pas de réponses concrètes à leurs demandes, les syndicalistes appellent à faire la grève du zèle.

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