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Société

Plus de 900 journalistes dénoncent le sexisme "qui ronge la profession"

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Par , France Bleu

Dans une tribune au journal le Monde ce jeudi, plus de 900 journalistes dénoncent le sexisme qui mine la profession. Elles appellent leurs rédactions à "prendre la mesure de la gravité du cyberharcèlement" subi par les femmes journalistes, quelques jours après les révélations sur la "Ligue du LOL".

Pour les signataires de la tribune, il faut donner plus de place aux femmes dans les médias.
Pour les signataires de la tribune, il faut donner plus de place aux femmes dans les médias. © AFP - PASCAL PAVANI

Plus de 900 journalistes ont signé une tribune dans Le Monde, ce jeudi,  pour dénoncer le "sexisme systémique qui ronge la profession" et appeler les rédactions à "prendre la mesure de la gravité du cyberharcèlement dont sont victimes les femmes journalistes", dans le sillage de l'affaire de la "Ligue du LOL". "Les médias ne peuvent plus laisser passer les propos racistes, homophobes, sexistes et grossophobes de la part de leurs journalistes. Il en va de la crédibilité de l’ensemble de la profession", estiment les signataires.

La Ligue du LOL "n'a rien d'une exception"

Pour ces journalistes, ce groupe Facebook qui harcelait en particulier des femmes "na rien d'une exception". "Elle ne concerne pas seulement le petit milieu journalistique parisien mais l’ensemble de la société", estiment-elles.

Une domination masculine fondée sur la cooptation et l'entre-soi" - La tribune signée par plus de 900 journalistes 

"Aujourd'hui, les cibles de la Ligue du LOL ne se taisent plus, et nous saluons leur courage. Elles sont devenues les porte-parole d'une profession rongée par un sexisme systémique", affirme cette tribune écrite par Prenons la une, association qui milite pour l'égalité professionnelle dans les rédactions, et l'Association des journalistes lesbiennes, gays, bi et trans (AJL). Pour ces associations, la "Ligue du LOL" "illustre la réalité d'une domination masculine fondée sur la cooptation et l'entre-soi entre hommes, blancs et hétérosexuels". 

L'appel à une "prise de conscience"

Les signataires appellent les directions des rédactions à une "prise de conscience" et demandent à ce que "la cooptation et l'entre-soi, au bénéfice quasiment exclusif d'une seule partie de la population" ne soient plus "les mécanismes d'embauche obligés des journalistes". Pour sensibiliser les journalistes et étudiants en journalisme à ces problématiques, les associations rappellent qu'elles proposent des formations sur le traitement médiatique des questions de genre et des minorités sexuelles. 

Une tribune signée par 600 étudiants dans Libération 

Une mesure qu'appellent également de leurs souhaits près de 600 étudiants en journalisme issus de 16 formations, dans une tribune publiée dans Libération. "La reproduction au sein même des rédactions de mécanismes de domination et d'humiliation régulièrement dénoncés par notre profession nous est insupportable", écrivent ces étudiants, appelant les rédactions et les écoles "à renforcer les dispositifs de lutte contre les discriminations de toutes sortes".

Ils suggèrent notamment d'instaurer la parité dans le corps enseignants des écoles de journalisme et une meilleure représentation des femmes et des groupes minoritaires dans les instances dirigeantes des médias.