Société

Plus de psy après 20h pour les urgences agressions de Bordeaux

Par Clément Carpentier et Lorrain Sénéchal, France Bleu Gironde vendredi 18 juillet 2014 à 7:00

Les urgences de l'hôpital Pellegrin, à Bordeaux.
Les urgences de l'hôpital Pellegrin, à Bordeaux. © Maxppp

Le centre d'accueil en urgence des victimes d'agression (Cauva) de Bordeaux, unique en France, a décidé de se réorganiser. Face à la très faible affluence la nuit, il n'y a plus de psychologue d'astreinte après 20 h, même si le reste des équipes est toujours disponible. Les associations dénoncent cette situation.

Il n'y a plus de psychologue d'astreinte après 20 heures aux urgences des victimes d'agressions de l'hôpital Pellegrin à Bordeaux.

Depuis 1999, le Cauva permet d'apporter tous les soins et aides psychologiques dont ont besoin les victimes de viols, d'agressions physiques ou même de tentative de meurtre. La réorganisation est dénoncée par un collectif, mais l'Agence régionale de santé, elle, tempère : la prise en charge des victimes est toujours assurée même sans psychologue.

Monique Nicolas est une porte parole du collectif bordelais pour les droits des femmes. Elle parle "d'économies de bouts de chandelle" qui auront "de grandes conséquences" .

Monique Nicolas, interrogée par Clément Carpentier : "Des économies de bouts de chandelle"

Des raisons pratiques

L'Agence régionale de Santé, elle, assure que la décision était nécessaire, pour des raisons pratiques. Vincent Cailliet est le chef de cabinet de l'ARS, selon lui l'affluence la nuit était tellement faible, et celle le jour tellement grande qu'il fallait changer les horaires d'accueil. Il ajoute que même la nuit les équipes accueillent les victimes de viol à l'hôpital Pellerin. Il y a notamment le médecin légiste de garde qui peut faire les constatations physiques avant de porter plainte.

Vincent Cailliet, de l'Agence régionale de Santé : "Les victimes seront quand même accueillies"

Au Cauva, la majorité des victimes de viol portent plainte, contre une sur dix ailleurs en France. Selon les associations, le soutien psychologique y est justement pour beaucoup.

Le reportage complet de Lorrain Sénéchal