Société

Plus de quatre salariés sur dix se disent victimes d'incivilités au travail

France Bleu mercredi 11 juin 2014 à 12:22

Les salariés qui accueillent du public sont les plus exposés aux incivilités
Les salariés qui accueillent du public sont les plus exposés aux incivilités © MaxPPP

Manque de politesse des clients, espaces partagés sales, etc. : les incivilités sont nombreuses sur le lieu de travail, selon une étude rendue publique ce mercredi. Un salarié sur trois dit souffrir de ces incivilités, et peu nombreux sont ceux qui estiment que leur patron prend ces problèmes en compte.

L'agressivité, la violence, ou parfois même le simple manque de politesse : ces incivilités sont nombreuses selon une enquête de l'institut Ginger pour le compte d'un cabinet de prévention. Pas moins de 42% des salariés, public et privé confondus, se disent exposés aux incivilités , un phénomène qui a augmenté ces dernières années pour 46% d'entre eux. Un salarié sur trois dit même en souffrir : stress, anxiétés, troubles du sommeil ou arrêts maladie peuvent être causés par ces incivilités.

Pour 48% des sondés, les collègues de travail peuvent être responsables de ces incivilités, notamment quand ils laissent les espaces partagés (open spaces) sales ou mal rangés, ou quand ils font du bruit, empêchant leurs voisins de bureau de se concentrer. Mais ce sont en majorité (à 54%) des personnes extérieures qui sont mises en cause quand les salariés évoquent les incivilités, comme par exemple les clients des magasins, les patients ou les parents d'élèves .

Ne pas attendre son tour, parler fort...

Les visiteurs qui n'attendent pas leur tour sont ceux qui posent le plus problème selon l'étude. Viennent ensuite ceux qui parlent fort ou étalent leur vie privée au téléphone. Puis ceux qui ne disent ni bonjour ni au revoir , et enfin ceux qui font preuve d'irrespect par le regard ou par la voix. Pour pallier ces incivilités, les plus grandes entreprises ont mis en place des plns d'action : c'est le cas de la RATP qui mène une campagne de communication. 

Mais de façon globale, 35% des salariés seulement estiment que leur employeur est conscient des problèmes. Un club dédié à ces questions se réunit chaque trimestre pour échanger sur les bonnes pratiques, assure Hervé Lafranque, directeur de la sûreté du réseau postal, à l'AFP. Il réunit de nombreux services et entreprises parmi les plus exposées, comme la SNCF, Total, McDonald's, la RATP ou la Cnam.