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Société

Les maires alsaciens mettent leurs drapeaux en berne en mémoire de leur collègue de Signes

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Par , , France Bleu Alsace, France Bleu Elsass

Plusieurs édiles alsaciens ont décidé ce mercredi de mettre en berne les drapeaux qui pavoisent leur hôtel de ville, après le décès lundi de leur collègue de Signes, Jean-Mathieu Michel, dans le Var. Un mouvement suivi par près de la moitié des communes des deux départements.

La maire de Kogenheim (Bas-Rhin) a immédiatement décidé de mettre le drapeau de son hôtel de ville ne berne en apprenant la nouvelle.
La maire de Kogenheim (Bas-Rhin) a immédiatement décidé de mettre le drapeau de son hôtel de ville ne berne en apprenant la nouvelle. © Radio France - Lila Lefebvre

Sélestat, France

La plupart des mairies alsaciennes auront leurs drapeaux en berne dès ce mercredi et pour les jours à venir. Un mouvement de solidarité spontané appuyé par les fédérations d'élus. Au-delà de l'émotion, la colère gagne les élus du Bas-Rhin et du Haut-Rhin.

"Par solidarité avec Jean-Mathieu Michel, la ville de Sélestat a choisi de mettre les drapeaux de l'Hôtel de ville en berne", explique son maire, Marcel Bauer, dans un communiqué diffusé ce mercredi 7 août 2019.

Claude Sturni, le premier magistrat de Haguenau, a pris la même initiative, ainsi que Francine Froment, maire de Kogenheim, au sud de Strasbourg ou Paul Mumbach, maire de Dannemarie, dans le Haut-Rhin.

Je suis choquée, mais pas étonnée", Francine Froment, maire de Kogenheim (Bas-Rhin)

Les maires des petites communes ont l'impression d'être de plus en plus en ligne de mire. "Nous avons pour mandat de faire régner la sécurité, c'est à nous d'assurer la sécurité sur notre territoire, et nous en sommes responsable pénalement", rappelle Francine Froment, maire de Kogenheim, commune de 1250 habitants. "Mais c'est une mission mal reçue par les citoyens dont nous devenons la cible, je suis choquée par ce qui est arrivé au maire de Signes, mais pas étonnée"

A Benfeld et ses 6.000 habitants, cette mission de police est devenue trop lourde pour le maire écologiste Jacky Wolfahrt, "un soir où j'intervenais auprès d'une vingtaine de jeunes alcoolisé, j'ai réellement eu peur"

A la demande des riverains, et face à l'ampleur de sa mission, il s'est résolu, avec son conseil municipal, à se doter d'une police, "ce n'était pas dans notre programme mais nous n'avons plus le choix". Dès le 16 août, deux policiers municipaux sillonneront la commune de Benfeld.

La commission des lois du Sénat réagit aussi. Elle lance une consultation des maires sur les violences auxquelles ils sont confrontés. Elle va envoyer la semaine prochaine un questionnaire aux 35.000 maires de France.