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PMA, GPA, fin de vie : des sujets brûlants au menu des Etats généraux de la bioéthique

- Mis à jour le -
Par , France Bleu

Les Etats généraux de la bioéthique commencent ce jeudi 18 janvier. Ces débats, qui vont durer plusieurs mois dans toute la France, doivent servir à nourrir un projet de loi dont l’adoption est espérée au premier semestre 2019.

Un centre d'aide à la procréation, en Alsace
Un centre d'aide à la procréation, en Alsace © Maxppp -

C'est une vaste consultation qui va durer plusieurs mois, jusqu'en juillet prochain. Les Etats généraux de la bioéthique, pilotés par le Comité consultatif national d’éhique pour les sciences de la vie et de la santé (CCNE), vont être déclinés dans toute la France. Ils prendront la forme de grands débats publics et de "rencontres citoyennes", organisés par les espaces éthiques régionaux, à destination de tous, y compris des plus jeunes (étudiants, lycéens). Des consultations seront également organisées pour interroger les experts, les scientifiques, les médecins ou encore les associations. Le tout sur des thèmes aussi variés que la procréation médicalement assistée (PMA) et la gestation pour autrui (GPA), la fin de vie, ou encore le don d'organes

PMA et GPA au cœur des débats

Au menu des discussions, plusieurs sujets brûlants, avec en bonne place, la PMA pour toutes. Pour l’instant, elle est réservée aux couples hétérosexuels infertiles ou risquant de transmettre une maladie grave à l’enfant, mais Emmanuel Macron s’est dit favorable à son extension aux femmes seules et aux couples de lesbiennes. Le CCNE s’est également prononcé pour. Et selon un récent sondage Ifop, six Français sur dix sont favorables à la PMA pour les couples de femmes homosexuelles, contre un peu moins d’un quart dans les années 1990. Mais plusieurs organisations y sont toujours farouchement opposés, dont La Manif pour tous, qui souhaite "remonter au créneau" à cette occasion, selon Ludovine de la Rochère, la présidente de l’association. 

D'autres voix vont également se faire entendre, notamment celles des enfants nés de PMA effectuées grâce à un donneur ou une donneuse anonyme, et qui souhaitent pouvoir avoir accès à leurs origines, comme l'association P.M.Anonyme.

La Manif pour tous veut revenir sur le devant de la scène médiatique

Autre sujet de discorde, notamment avec la Manif pour tous, mais aussi l’église catholique : la gestation pour autrui, c'est à dire le recours à une "mère porteuse". Pourtant, toujours selon le sondage Ifop, près de deux tiers des Français y sont également favorables. Mais la pratique est pour l’instant interdite en France, et Emmanuel Macron y est opposé.  Lors de ces Etats généraux, plusieurs associations vont défendre des changements dans la loi en faveur de la GPA, dont l'association Clara, fondée par des parents dont les enfants sont nés d'une mère porteuse aux Etats-Unis. Elle entend défendre une forme de GPA basée sur "un protocole éthique comme il en existe dans de grandes démocraties". Une tribune a par ailleurs été publiée sur le sujet dans Le Monde par une centaine de signataires, dont Elisabeth Badinter.

Suicide assisté, don d'organes et "big data"

A côté de ces questions liées à la procréation, la fin de vie, notamment, sera discutée dans plusieurs régions : Auvergne-Rhône-Alpes, Bourgogne Franche-Comté, Île-de-France. Le suicide assisté, récemment revenu dans l’actualité avec la romancière Anne Bert, euthanasiée, à sa demande en Belgique, en octobre dernier, sera abordé à Tours au mois de mars. Enfin, ces Etats généraux aborderont aussi le don d’organes, le handicap, la recherche génétique, ainsi que les "big data", ces données de santé provenant par exemple d’objets connectés ou de dossiers maladies informatisés. 

Objectif : une nouvelle loi dans un an

Les rapports régionaux devraient être transmis au printemps au CCNE. Un site internet pour recueillir les avis des citoyens doit aussi être lancé. Le Comité consultatif élaborera ensuite une synthèse et présentera son propre rapport au Parlement et au gouvernement. La phase de débats devrait être officiellement close le 7 juillet. L’objectif est de finaliser un projet de loi à l’été 2018 pour un dépôt au Parlement à l’automne, en vue de l’adoption d’une nouvelle loi bioéthique dans le courant du premier semestre 2019.

© Visactu -
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