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Polémique autour d'un futur entrepôt logistique XXL dans les Weppes

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Par , France Bleu Nord

Alors que les travaux de viabilisation du terrain doivent commencer avant l'été, les opposants au futur entrepôt logistique de 100.000 mètres carrés qui doit voir le jour dans les Weppes, à cheval sur Illies et Salomé multiplient les actions pour freiner le projet.

Pascal Paperstraete, co-président d'un collectif d'opposants au projet dénonce un non-sens écologique et économique
Pascal Paperstraete, co-président d'un collectif d'opposants au projet dénonce un non-sens écologique et économique © Radio France - Odile Senellart

Pétition en ligne, courriers adressés aux élus, mobilisation des élus, action prévue le samedi 17 avril, etc. Les opposants au projet de construction d'un gigantesque entrepôt logistique à cheval sur les communes d'Illies et de Salomé, dans les Weppes, multiplient les opérations dans le but au moins de freiner le projet alors que les travaux de viabilisation du terrain pourraient commencer avant l'été. 

Quel est le projet? 

La MEL, la Métropole Européenne de Lille, a signé une promesse de vente pour ce terrain de 100 hectares avec l'aménageur PRD qui prévoit de construire deux entrepôts: d'abord un de 100.000 mètres carrés (l'équivalent de 16 terrains de football) , puis un second de 60.000 mètres carrés sur un terrain d'une emprise totale de 40 hectares, terrain qui appartient donc pour le moment à la MEL. On ne sait pas encore quelles sociétés s'installeront là mais il s'agira bien d'entrepôts logistiques, ce sont des acteurs du e-commerce qui sont attendus. Ce terrain se situe à cheval sur les communes de Illies et de Salomé, à la limite avec Marquillies. Ils sont situés à proximité immédiate de la RN41 et de la RN47.  

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Pour Matthieu Corbillon, l'élu de la MEL délégués aux parcs d'activité, la création d'un entrepôt répond à un réel besoin des entreprises alors que l'activité de e-commerce connaît un véritable essor dans la métropole lilloise. L'élu assure que cet entrepôt sera le plus grand de toute la métropole lilloise, mais aussi le dernier aussi grand tout simplement parce qu'il ne reste plus de foncier disponible ailleurs "et que l'on sait que l'on ne peut pas installer ces activités 

Que reprochent les opposants au projet? 

Les opposants, dont certains sont rassemblés au sein du collectif du Ch'moisnil [le Moisnil étant un hameau de Marquillies], dénoncent plusieurs aspects du projet. L'un d'eux concerne la partie hydrologique. Ils dénoncent la volonté de bétonner une telle zone alors même que la nappe phréatique est très peu profonde et que les inondations dans le secteur sont fréquentes, notamment sur Marquillies. "A cet endroit, il y a 700 litres d'eau fluviale par mètre carré par an. Avec cet entrepôt, ces 700 litres ne vont pas aller dans la nappe phréatique, ils vont aller dans les réseaux d'assainissement, dans le cours d'eau de la Libaude, avec un risque d'inondation supplémentaire. Donc, en été, c'est la sécheresse avec les arrêtées anti-sécheresse, en hiver on ne sait pas quoi faire avec les inondations. En tous cas, cette eau va disparaître de la nappe phréatique, on ne le verra plus", s'insurge Pascal Peperstraete, du collectif du Ch'moisnil. 

Faux, répond Matthieu Corbillon qui estime au contraire que ce projet d'entrepôt va permettre d'améliorer la situation. D'abord sur les terrains qui seront construits, de très grands bassins de rétention sont prévus explique-t-il, l'eau ne va donc pas ruisseler et créer des inondations. Mais surtout ce projet a eu comme effet collatéral bénéfique de faire de la gestion de ces inondations récurrentes une priorité pour la MEL. Selon l'élu, en parallèle du projet d'entrepôt, des travaux d'entretien de la Libaude vont enfin être réalisés et donc solutionner un problème d'inondation qui était préexistant.

Problème de calendrier et engorgement routier

Les opposants au projet dénoncent aussi le fait que les travaux de viabilisation du terrain pourraient commencer avant l'été, alors même que l'étude hydraulique sur son impact ne sera pas encore terminée puisqu'elle vient de commencer et qu'elle doit durer 18 mois. "Qu'on attende au moins les résultats avant de faire quoi que ce soit", s'emporte Pascal Peperstraete. Mais un point là aussi contesté par Matthieu Corbillon que les travaux peuvent tout à fait commencer avant le rendu définitif de l'étude et que cela n'empêchera pas les aménagements qui pourraient apparaître nécessaire. 

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L'autre point qui cristallise les opposants est celui de la circulation routière avec la crainte de voir ce nouvel entrepôt congestionner encore un peu plus les axes routiers du secteur, notamment la RN41. A la MEL, on répond que des aménagements routiers ont déjà commencé à être faits, que des études d'impact ont été menées et que toutes les mesures ont été prises pour empêcher les poids lourds de passer par les centre-villes de communes alentour. Selon les études menées, l'activité devrait engendrer un trafic dans le secteur de 300 poids lourds et 420 véhicules légers par jour et par sens, soit au total 1440 véhicules par jour les 2 sens confondus. L'élu souligne que les entreprises n'ont elles-mêmes rien à gagner à ce que leurs véhicules soient coincés dans les embouteillages et que cette activité ne viendra pas congestionner plus encore le trafic aux heures de pointe. 

Les opposants ne baissent en tous cas pas les bras et comptent multiplier les opérations, malgré le contexte sanitaire. Ils ont ainsi prévu une action le samedi 17 avril à Marquillies, ils comptent enterrer symboliquement le "Plan Climat" de la MEL dont le projet d'entrepôt est le contre-exemple parfait selon eux. 

Reportage sur le projet d'Entrepôt

Reportage 2 sur le projet d'entrepôt

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