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Société

REPORTAGE - Une semaine au cœur du commissariat du 15e arrondissement de Paris

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Par , , France Bleu Paris, France Bleu

Pendant une semaine, Sylvie Charbonnier, journaliste PJ de France Bleu Paris, a partagé le quotidien des policiers du commissariat du 15e arrondissement, l'un des plus importants de Paris. En cinq épisodes, elle nous livre le quotidien de ces fonctionnaires de Police Secours.

Plongée au coeur du commissariat du 15e arrondissement de Paris
Plongée au coeur du commissariat du 15e arrondissement de Paris © Radio France - Sylvie Charbonnier

Paris, France

Le commissariat du 15e arrondissement de Paris, rue de Vaugirard, tous les habitants de l'arrondissement le connaissent. Il regroupe plus de 300 policiers,  pour une population de 240.000 habitants, l'équivalent d'une ville comme Bordeaux. Leur mission de Police Secours : protéger, aider et parfois sanctionner. 

Au commissariat, en 2018, ce sont 11.000 appels à l'aide qui ont été reçus et plus de 18.000 procédures judiciaires effectuées. Pour gérer toutes les demandes, la Police Projetée ( Police Secours, BAC, VTT, VSQ), le service d'investigation, l'Etat Major, la police administrative, la mission Prévention et Communication et tous les services de secrétariat.

Durant  une semaine, notre journaliste Police Justice, Sylvie Charbonnier, a accompagné ces policiers du 15e. Elle a assisté aux patrouilles, aux interventions, elle a visité les différents services. En cinq épisodes, diffusés du lundi 7 au vendredi 11 octobre 2019 à 7h45 sur France Bleu Paris (107.1), elle vous fait découvrir le quotidien et la vie de ce commissariat

Vendredi 11 octobre, à 8h15  (01 42 30 10 10), le commissaire du 15e arrondissement, Damien Vallot, répondra en direct aux questions des auditeurs.

L'accueil au commissariat : le bureau des plaintes 

Dans le commissariat du 15e arrondissement de Paris - Radio France
Dans le commissariat du 15e arrondissement de Paris © Radio France - Sylvie Charbonnier

Chaque jour, c'est au moins une centaine de personnes, qui se présente à l'accueil du commissariat. Des victimes de vols ou de violences qui sont reçues et orientées vers les services compétents pour répondre à leurs demandes. Si les plaintes peuvent être déposées en ligne, elles peuvent également être traitées par les policiers formés pour cela. Les victimes sont alors reçues dans un espace dédié, porte fermée, pour qu'elles puissent raconter leur histoire en toute discrétion. Lorsqu'il s'agit de violences conjugales, une psychologue et une assistante sociale se chargeront également, du suivi personnalisé. 

Les cellules pour les gardés à vue au commissariat  

Une cellule de garde à vue au commissariat du 15e arrondissement de Paris - Radio France
Une cellule de garde à vue au commissariat du 15e arrondissement de Paris © Radio France - Sylvie Charbonnier

Le Poste est l'un des lieux les plus importants du commissariat. C'est là que se trouvent les cellules des gardés à vue. Au total, sept cellules, surveillées par des caméras, mis à part celles  réservées aux mineurs, toujours à portée de vue des policiers. L'ambiance y est particulière. Comme le raconte Emmanuelle, " ce sont des insultes, toute la journée, des cris, des détenus qui frappent sur les portes vitrées, c'est épuisant". L'été, c'est une fournaise, l'hiver, on y gèle. Les gardés à vue peuvent appeler les policiers, quand ils en ont besoin, à l'aide d'une sonnette. Mais, la plupart du temps, c'est à grands cris qu'ils le font. Au Poste, il y a le bruit et il y a l'odeur! Les personnes qui arrivent là, "pas toujours très propres", comme le précise Emmanuelle, restent 24 ou 48 heures, souvent à plusieurs dans les petites cellules. Lorsqu'il n'y a plus de place pour accueillir tout le monde, les policiers font appel aux commissariats des autres arrondissements. Pour Emmanuelle, "c'est le poste le plus difficile, et le soir, on n'a plus qu'à prendre un aspirine et à aller se coucher". 

Patrouille à bord d'une voiture de police

Une patrouille de policiers dans le 15e arrondissement de Paris - Radio France
Une patrouille de policiers dans le 15e arrondissement de Paris © Radio France - Sylvie Charbonnier

Les fonctionnaires de Police Secours interviennent sur requête. Ils viennent lorsque les personnes en difficulté les appellent. Cela peut aller d'un SDF alcoolisé et parfois gênant, à des vols, des violences, des bagarres, jusqu'à des interventions plus graves, comme la découverte de cadavres.  " Notre mission de Police Secours, c'est venir en aide aux personnes en difficulté. Des victimes, il y en a beaucoup, on est là pour elles, tout le temps", dit Florian, l'un des fonctionnaires du commissariat. Dans les véhicules, les policiers sont en lien permanent avec leur centre radio qui les oriente sur les lieux d'intervention. Et quand il y a une urgence, c'est toute sirène hurlante, qu'ils roulent, à toute allure pour arriver au plus vite. 

La Police Secours, en cas d'accident de la voie publique

Intervention de la Police Secours sur un accident de la voie publique - Radio France
Intervention de la Police Secours sur un accident de la voie publique © Radio France - Sylvie Charbonnier

Lorsque les pompiers sont appelés sur une action, quelle qu'elle soit, les policiers doivent les assister. Ce sont eux qui vont se charger de toutes les constatations. En cas d'accident de la voie publique, ils recueillent les témoignages, relèvent la disposition des véhicules, afin que les assurances puissent intervenir. C'est tout un travail administratif qui prend, quotidiennement, sur leur temps. Lorsqu'un voleur est pris, la main dans le sac, par exemple, s'il leur faut quelques minutes, pour l'interpeller, le fouiller et l'emmener au poste, il leur faudra près de deux heures, pour rédiger le procès verbal, qui devra être relu et signé par un OPJ, un officier de police judiciaire. Un temps, derrière un ordinateur, qu'il ne passeront pas sur le terrain. 

Dans le stand de tir pour une séance à balles réelles 

Trois fois par an, les policiers doivent aller s'entraîner au tir. Pour la plupart, ils s'entraînent, individuellement dans des clubs de tir. Leur formateur fait évoluer ses formations, en fonction de l'actualité. Depuis les attentats ou les tueries de masse, les policiers sont formés à intervenir différemment. Ils doivent savoir, très rapidement, trouver un abri, tirer aussi bien de la main droite que de la main gauche, neutraliser les agresseurs, tout en protégeant la population. Ils sont donc mis en situation, lors des entraînement, avec des cibles fixes, mais aussi avec des cibles filmées, en mouvement. 

Dans les bureaux de la Brigade locale de protection de la famille (BLPF)

Dans le commissariat du 15e arrondissement de Paris  - Radio France
Dans le commissariat du 15e arrondissement de Paris © Radio France - Sylvie Charbonnier

Loin du tumulte et des cris du Poste, dans les étages du commissariat, se trouve la BLPF, la Brigade Locale de Protection de la Famille. Pour ceux qui ont vu le film Polisse, c'est très ressemblant. C'est là que sont reçus les mineurs en danger, les femmes ou les hommes victimes de violences conjugales. Les victimes sont d'abord écoutées, sans que le policier ne prenne aucune note. Puis, seulement si elles le souhaitent, un dépôt de plainte pourra être enregistré. Ce sont des tragédies qui sont racontées ici. Si les victimes sont prises en charge par un psychologue, les policiers, eux, ne bénéficient d'aucun suivi. " On est une bonne équipe, on parle beaucoup entre nous, on s'entraide, ça nous permet de tenir", raconte Maxime, l'un des policiers du service. Cela dit, tous, ont en tête une histoire ou une situation qui les a marqué, personnellement : "quand c'est une affaire qui nous touche trop ou qui nous rappelle des histoires personnelles, on passe le relais à un collègue".  La BLPF du 15e arrondissement est l'une des plus performantes de Paris. Tous les commissariats parisiens disposent d'une telle structure. 

Les perles du commissariat

Les perles du commissariat - Radio France
Les perles du commissariat © Radio France - Sylvie Charbonnier

Face à tellement de douleurs et de situations tragiques, il est normal de décompresser un peu. Sur un tableau, dans un coin de bureau, quelques perles notées au feutre. Peut-être, au-delà du stress de chaque journée, les policiers trouveront quand même de quoi sourire un peu, lors des pauses dans leur salle de repos, là où ils avalent un sandwich, entre deux interventions, à la lecture de ces répliques improbables. 

les perles du commissariat - Radio France
les perles du commissariat © Radio France - Sylvie Charbonnier
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