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Les policiers samariens "touchés dans leur âme" après l'attaque à Rambouillet, dit le secrétaire de SGP Police

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Par , France Bleu Picardie

Invité de France Bleu Picardie ce jeudi, Stéphane Fiévet, secrétaire départemental du syndicat SGP Police dans la Somme explique que ses collègues "sont épuisés physiquement et moralement". L'arrivée de huit policiers à Amiens va permettre de "renforcer les effectifs" sur le terrain.

Police illustration
Police illustration © Radio France - Stéfane Pocher

Alors que ce jeudi 29 avril se déroulent les obsèques de Stéphanie M., policière tuée la semaine dernière dans le commissariat de Rambouillet (Yvelines), les policiers sont à nouveau en deuil : "Malheureusement, nous avons été touchés à plusieurs reprises, dans le cadre des attentats terroristes, une nouvelle fois la semaine dernière : on est de nouveau atteint au plus profond de notre âme", réagit sur France Bleu Picardie Stéphane Fiévet, secrétaire départemental du syndicat SGP Police dans la Somme. Les policiers étaient appelés à se rassembler lundi dans leurs commissariats : "C'était en aucun cas une démonstration de force : c'était sans drapeau, sans bannière, sans slogan pour simplement rendre hommage à notre collègue Stéphanie", détaille-t-il. 

Une sécurité accrue dans les commissariats amiénois et samariens

Cette attaque au couteau à Rambouillet fait écho à celle survenue le 13 janvier dernier, dans le commissariat de la rue des Otages à Amiens, sans faire de victime heureusement : "Il y avait déjà un dispositif de sécurité mis en place, qui a permis neutraliser l'individu, explique le secrétaire départemental du SGP Police. On a eu un retour d'expérience pour améliorer et avoir une sécurité supplémentaire au niveau des postes, de ce commissariat et de l'Hôtel de Police", détaille-t-il. 

Stéphane Fiévet est ensuite revenu sur le projet de loi antiterroriste, présenté ce mercredi 28 avril par le gouvernement. Ce projet prévoit notamment des mesures supplémentaires pour surveiller les potentielles menaces sur Internet, et ainsi mieux prévenir les attentats d'individus isolés : "_Cela me semble être un bon principe, tant qu'on va pouvoir limiter les faits comme la semaine dernière ou un arsenal juridique et technique pour limiter ces attentats, cela va dans le bon sens_."

Mais pour que ces mesures fonctionnent, il va falloir des moyens humains supplémentaires dit le représentant du syndicat de police SGP dans la Somme : "Il y aura un suivi des détenus emprisonnés pour terrorisme au-delà de leur peine de prison, pour ceux qui ont passé au moins 5 ans en prison ; il va en effet falloir un suivi de ces personnes plus restrictif, mais aussi au niveau des moteurs de recherche ou des réseaux sociaux un algorithme susceptibles de détecter des types de personnes infréquentables", détaille Stéphane Fiévet.

Huit policiers supplémentaires à Amiens pour "renforcer les effectifs de voie publique"

Alors que huit nouveaux policiers, en sortie d'école, vont arriver à Amiens courant mai, le secrétaire départemental du syndicat SGP Police dans la Somme estime que "bien évidemment, on aurait préféré des renforts supplémentaires ; mais c'est très bien, on est preneurs. Ces huit policiers vont permettre de _renforcer les effectifs sur la voie publique_, la police secours, les policiers du quotidien qui sont sur les interventions", comme les agressions ou les accidents de la route.

Alors qu'avec les restrictions sanitaires les policiers sont de plus en plus sollicités, et que des incidents ont lieu dernièrement, notamment dans les quartiers Etouvie et quartier Nord à Amiens, Stéphane Fiévet explique que ses collègues "_ne peuvent pas être sur tous les fronts_. Les missions données par notre salle de commandement se font par priorité : une agression en cours est prioritaire sur un rassemblement de personnes sur la voie publique. C'est compliqué pour les collègues, cela date de plusieurs mois : on a eu la loi Travail qui a sollicité les forces de l'ordre, l'épisode des gilets jaunes... On sent que les policiers sont épuisés physiquement, moralement on sent aussi une grande fatigue" en cette période de renforcement de leurs missions liées à la crise sanitaire, conclut Stéphane Fiévet. 

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