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Dossier : Coronavirus Covid-19

Coronavirus : les pompes funèbres d’île-de-France sont débordées

- Mis à jour le -
Par , France Bleu Paris
France

Les pompes funèbres d'Ile-de-France subissent de plein fouet la vague de décès due au coronavirus. Manque de place dans les chambres funéraires, familles en colère : la déléguée générale de la fédération française des pompes funèbres fait le point sur la situation en région parisienne.

Les pompes funèbres débordés face à l'épidémie de Covid 19
Les pompes funèbres débordés face à l'épidémie de Covid 19 © Maxppp - Thierry Gachon

Manque de place dans les chambres funéraires, risque de pénurie de cercueils, familles en colère : les pompes funèbres franciliennes doivent faire face à une situation inédite.  Les professionnels du secteur tentent de répondre à toutes les demandes, non sans difficulté, explique Florence Fresse, déléguée générale de la fédération française des pompes funèbres, ce lundi matin sur France Bleu Paris. 

Des crématoriums saturés

Première de ces difficultés : "celles des délais, car les crématoriums sont saturés dans les zones clusters comme en Île-de-France". Les familles doivent donc patienter avant de pouvoir pratiquer une crémation ou d'inhumer un défunt au cimetière. Le dernier texte de loi permet de prolonger le délai de 21 jours au lieux des six jours prévus auparavant. 

Les pompes funèbres doivent également faire face, subir et gérer la douleur accentuée des familles : "on ne peut plus recevoir sereinement ni organiser de cérémonie comme avant, avec cinq à 10 personnes maximum, on est d'avantage dans un pur travail de mise en bière du défunt".

"Certaines familles comprennent, d’autres pas" reconnait la déléguée générale de la fédération française des pompes funèbres. "Dans ces cas là, c’est très compliqué pour nous, car _il y a beaucoup de colère_".

Les pompes funèbres pourront-elles faire face à un nouvel afflux de décès en Ile-de-France ?

"On va tout faire pour" assure Florence Fresse. "Les entreprises sont très attachées à leur mission de service public". Elles ont dû faire face à la fermeture de certaines mairies, au manque d'approvisionnement de combinaisons et de masques. "Nous avions nos propres stocks mais nous les avons consommés"

On a encore des cercueils mais on risque d'en manquer

Les professionnels redoutent de manquer de cercueil. "Pour l'instant, on en a encore, mais ça risque d'être tendu par la suite" reconnait la déléguée générale de la fédération française des pompes funèbres. L'ouverture d'un hall du marché de Rungis a permis de palier le manque de place en chambres funéraires. 20 000 cercueils pourront y être entreposés.

Y aura-t-il assez de places dans les cimetières ?

Toutes les communes de plus de 2.000 habitants doivent avoir 5 fois plus de places libres que de décès annuels dans la commune. Donc il y a de la place, assure Florence Fresse, d’autant plus que 35% des personnes qui décèdent demandent la crémation. 

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