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Société
Dossier : Mouvement de grève contre la réforme des retraites

Une vingtaine de pompiers gardois en colère campe place de la République à Paris

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Par , France Bleu Gard Lozère

Depuis ce lundi, à l'appel du syndicat SUD-SDIS, des pompiers ont installé un campement à Paris, place de la République. Des fonctionnaires venus du Val-d'Oise, des Bouches-du-Rhône, mais aussi du Gard. Ils veulent dénoncer leurs conditions de travail, en attendant le mouvement du jeudi 5 décembre.

Les pompiers ont installé des tonnelles bleues, blanches et rouges sur la place de la République, à Paris
Les pompiers ont installé des tonnelles bleues, blanches et rouges sur la place de la République, à Paris © Radio France

Nîmes, France

Des tonnelles bleues, blanches, rouges, avec des lits de camp à l'intérieur : à Paris, place de la République, l'installation des pompiers grévistes ne passe pas inaperçue. Parmi les fonctionnaires présents, ils sont une vingtaine à s'être déplacés du Gard pour exprimer leur ras-le-bol. "Tout le monde s'accorde à dire que notre métier est dangereux et pourtant rien n'est fait, explique Samuel Besson, pompier nîmois et secrétaire départemental du syndicat SUD-SDIS, à l'origine du mouvement. Par exemple, la prime de risque des policiers est à 29% et la nôtre seulement à 19%. Il faudrait également recruter, car nous avons eu une augmentation de 20% des interventions et il n'y a eu aucune hausse des effectifs. Pour nous c'est clair : nous sommes en train de tirer la sonnette d'alarme."

Le malaise chez les pompiers n'est pas récent

Pour les grévistes, ces campements à Paris sont une manière d'attirer les passants et les pouvoirs publics pour alerter sur leur situation, en attendant le début de la grève du 5 décembre. Samuel Besson était présent dans ces tonnelles lundi et mardi : "Faire des manifestations classiques pour se faire tabasser par des CRS, cela ne sert à rien. Là, nous sommes au contact des gens, nous sommes visibles car nous occupons l'espace public." Des députés sont notamment venus à leur rencontre pour écouter leurs revendications. Les pompiers comptent occuper la place de la République jusqu'à la fin de la semaine. 

"Nous avons fait grève cet été, nous avons manifesté à Paris à la mi-octobre et nous n'avons pas été écoutés. Les ministres ne donnent jamais suite à nos revendications. Il y a un réel mépris de l'État." (Samuel Besson, pompier nîmois et secrétaire départemental du syndicat SUD-SDIS)

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