Société

Pont-de-Buis : une manifestation contre l’armement des policiers ce week-end

Par Annaïg Haute et Hervé Cressard, France Bleu Breizh Izel jeudi 22 octobre 2015 à 20:00

L'année dernière, les manifestants avaient démonté une barrière (archive)
L'année dernière, les manifestants avaient démonté une barrière (archive) © Radio France - Hervé Cressard

Un an après la mort de Rémi Fraisse à Sivens, plusieurs mouvements d'extrême gauche ont prévu de se rassembler à Pont-de-Buis tout le week-end, du 23 au 25 octobre. En ligne de mire, l'usine Nobelsport, qui fabrique des grenades lacrymogènes. Les manifestants dénoncent l'armement de la police.

Pendant trois jours, à Pont de Buis, plusieurs mouvements d'extrême gauche, de radicaux, de collectifs de zadistes, comme ceux de Notre-Dame-des-Landes organisent une manifestation "contre l'armement de la police". Ce rassemblement intervient un an après la mort de Remi Fraisse, à Sivens. L' étudiant avait été tué par un tir de grenade offensive lors d'une manifestation contre le projet de barrage de Sivens .

La cible des "anti-police", c'est Nobelsport, l'entreprise qui outre des munitions de chasse fabrique également des grenades lacrymogènes. Un défilé sous haute surveillance policière est prévu en début d'apres midi

Un important dispositif de sécurité autour du site

Des barrages de terre ferment des propriétés, des champs autour du site de Nobel sport.

La manifestation est prise au sérieux par les autorités. Tout simplement parce que cette usine est classée Seveso, autrement dit, c'est un site industriel sensible.

La production sera stoppée en cas d'intrusion des manifestants dans l'usine

Si les manifestants s'introduisent dans l'enceinte de l'usine, même juste sur un parking, il faudra stopper toute la production. Les manifestants le disent clairement sur les sites internet qui appellent au rassemblement.

La Préfecture, met donc en garde. Evidemment, cette manifestation n'est pas autorisée et dans un communiqué, le Préfet du Finistère rappelle les tentatives d'intrusion lors d'une précédente manifestation l'année dernière, les barrières avaient été démontées. ll affirme : « Le dispositif de protection mis en place par la Gendarmerie Nationale sera donc adapté pour éviter cette prise de risque ». Des gardes mobiles vont être mobilisés.

De leur coté, les manifestants qui pourraient être quelques centaines, ont prévu d'arriver vers 14h. Sur internet, ils invitent à venir avec des masques de couleurs, des marionnettes, de la peinture et de la musique.

Le tract qui appelle à manifester sur internet. - Radio France
Le tract qui appelle à manifester sur internet. © Radio France - (capture d'écran)