Société

Déradicalisation à Beaumon-en-Véron sans doute dès septembre

Par Jérôme Collin, France Bleu Touraine et France Bleu jeudi 24 mars 2016 à 8:34

Les premiers jeunes seraient accueillis en septembre 2016
Les premiers jeunes seraient accueillis en septembre 2016 © Radio France - Jérôme Collin

Le centre de Pontourny devrait devenir en septembre le premier centre de déradicalisation en France. Les contours du projet ont été précisés hier après-midi par les représentants de l'Etat. Les salariés du centre éducatif de Pontourny peuvent postuler pour encadrer les futurs jeunes.

Le centre de prévention à la radicalisation se précise à Beaumont-en-Véron. Le personnel de l'actuel centre éducatif de Pontourny a été écouté par une délégation ce mercredi après-midi. Pierre N'Gahane, secrétaire général du comité interministériel pour la prévention de la délinquance, était présent, tout comme Louis Le Franc le préfet d'Indre-et-Loire, ou encore Thomas Bertoncini, le sous-préfet de Chinon. Ce centre de déradicalisation devrait être le premier en France. Il n'y a rien d'officiel pour l'instant. Les élus locaux n'ont pas donné leur accord, mais il y a des avancées concrètes, notamment un calendrier plus précis. Le centre, s'il le projet est confirmé, devrait accueillir les premiers jeunes en septembre 2016, des jeunes en voie de radicalisation qui ont par exemple consulté des sites de propagande djihadiste.  D'autres réunions sont prévues entre les 37 salariés du centre de Pontourny et les représentants de l'Etat.

Le centre fait environ cinq hectares. - Radio France
Le centre fait environ cinq hectares. © Radio France - Jérôme Collin

Le personnel est compétent pour prendre en charge ce type de personnes. Le préfet d'Indre-et-Loire a confirmé qu'il donnait la priorité à l'ensemble des agents pour intégrer cette nouvelle structure. Jean Louis Salvaing, délégué du personnel, syndicat Sud

Jusqu'à fin avril, les salariés du centre éducatif de Pontourny peuvent déposer une candidature, dire si oui ou non ils sont intéressés pour poursuivre leur travail auprès des jeunes (de 18 à 30 ans) qui seront confiés au centre.

Il nous a été assuré par le préfet d'Indre-et-Loire que tous seraient majeurs, qui ne relèvent pas de décision de justice, et qui seraient volontaires. Fabienne Defendi, déléguée du personnel

Les jeunes qui seront accueillis au centre de Pontourny pourraient y rester une dizaine de mois.

10 mois, c'est trop court dit un salarié

"La radicalisation peut se faire très vite, mais la déradicalisation prend énormément de temps, sans garantie de succès"  dit un employé de Pontourny.