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Port du masque : "c'est une pression en plus", les agents de sécurité nancéiens face aux incivilités

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Par , France Bleu Sud Lorraine

Avec l'extension du masque obligatoire, les agents de sécurité sont particulièrement mobilisés. Et les incivilités se multiplient. A Nancy, la société Agir Protection a compté quatre situations de violences physiques contre les agents depuis le déconfinement.

Un agent de sécurité privée avec brassard.
Un agent de sécurité privée avec brassard. © Radio France - Isabelle Souquet

Ils sont aussi en première ligne...mais pour faire respecter le port du masque. Les agents de sécurité sont particulièrement sollicités depuis le déconfinement et les nouvelles mesures d'obligation du port du masque. A Nancy, la société Agir Protection constate de plus en plus d'incivilités contre ses agents.

4 situations de violences physiques contre des agents depuis le déconfinement

"On a vraiment des difficultés à faire comprendre aux gens que c'est obligatoire de porter le masque, il faut insister, confie Francisco Guerner, agent de sécurité depuis trois ans. Dernier exemple : dans les jardins du musée des Beaux-Arts, une personne rentre sans masque, je lui demande de le mettre, il finit par le mettre puis il crie 'ça sert à rien et vous servez à rien !'"

Plus inquiétant : depuis le déconfinement, le gérant Benjamin Antoine a compté quatre situations de violences physiques contre ses agents. "C'est complètement nouveau pour nous, surtout sur des sites qui sont normalement calmes", explique-t-il. Le gérant dénonce des moyens juridiques insuffisants pour faire face à ces situations. "J'ai écrit au Premier ministre, au ministre de l'Intérieur, en leur disant que ça ne pouvait plus continuer comme ça, qu'il fallait nous soutenir au moins moralement."

C'est usant psychologiquement de s'adapter en permanence

Ce contexte particulier est aussi difficile à porter sur les épaules des agents. "C'est une pression en plus, il faut avoir l’œil sur tout, avoue Francisco Guerner. Déjà qu'on a énormément de pression car il faut vérifier les sacs et autres. C'est une responsabilité en plus."

Les mesures sanitaires qui ne cessent de changer ou qui sont différentes d'une commune à une autre fragilisent aussi le travail du gérant Benjamin Antoine : c'est usant psychologiquement. C'est une gestion à la semaine, c'est s'adapter aux décisions des mairies ou collectivités d'annuler ou de maintenir des événements. C'est très usant de s'adapter en permanence."

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