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Port du masque dans les bus à Rennes : des incivilités en hausse

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Par , France Bleu Armorique, France Bleu Breizh Izel

Alors que le masque est devenu obligatoire dans le centre-ville de Rennes depuis samedi 8 août, il l'est dans les transports depuis le déconfinement. Usager et syndiclistes constatent une hausse des insultes et crachats envers les contrôleurs et les chauffeurs. Keolis affirme le contraire.

Un usager qui ne porte pas de masque risque une amende de 135 euros.
Un usager qui ne porte pas de masque risque une amende de 135 euros. © Radio France - Laetitia Cherbonnel

Insultes, tentatives d'intimidation et crachats de la part d'usagers sans masque deviendraient de plus en plus fréquents envers les conducteurs et contrôleurs de bus rennais. Un constat partagé par certains et les représentants du syndicat CFDT. "Des projectiles, comme une balle de tennis, ont été projetés contre des bus", explique le syndicaliste Edouard Petit. Une bagarre aurait même éclaté fin juillet à ce sujet.

Ne rien dire par peur des représailles

"Il y a beaucoup de conducteurs qui préfèrent ne rien dire plutôt que de faire appel aux contrôleurs, poursuit Edouard Petit. Il y a la peur de représailles, et puis il y a des délais d’intervention d'une quinzaine de minutes lorsqu'on demande des contrôleurs à bord du bus. Pendant ce laps de temps, le conducteur est seul." Le syndicaliste de la CFDT garde en tête la mort d'un chauffeur de bus à Bayonne (Pyrénées-Atlantiques) mais également l'agression au visage dont a été victime un chauffeur de bus à Orléans (Loiret). 

À la fin, la personne non masquée qui est sortie a craché dans le bus !

Si le masque est devenu obligatoire dans le centre-ville de Rennes et de Vitré, il l'était dans les transports en commun depuis le déconfinement. Pourtant, certains usagers dérogent à la règle. Lucas, un jeune voyageur a assisté à une altercation entre un conducteur et un passager au masque baissé. "Le conducteur s'est littéralement arrêté,à un arrêt de bus. Il a sorti la personne, ça a bien duré dix minutes. Le conducteur a beaucoup, beaucoup, insisté. À la fin, la personne qui est sortie a craché dans le bus. Dans la situation actuelle, cracher dans un bus, c'est pas très intelligent !"

Des usagers font la police eux-mêmes

D'autres usagers, comme Marie-Thérèse, font la police eux-mêmes. "J'ai interpellé la personne, raconte cette retraitée. Je lui ai dit qu'elle devait mettre son masque bien au-dessus du nez. Elle m'a répondu "c'est la galère, madame, vous n'avez pas à me commander". Marie-Thérèse avance une solution : "Il faut augmenter les amendes fortement, car les gens n'écoutent pas!"

Keolis, leur but, c'est de minimiser les choses.

Edouard Petit, lui, a proposé une autre solution à la direction de Keolis. "Au niveau de la sécurité, il n'y a pas grand chose de fait. On demande des agents de sécurité plus nombreux dans les bus. Keolis, leur but, c'est de minimiser les choses, par rapport à l'insécurité, plutôt que de prendre les chiffres réels." 

De son côté, la direction de Keolis ne rapporte aucune incivilité ni envers les conducteurs ni envers les contrôleurs à ce jour. Elle affirme également que 95% des usagers portaient un masque la semaine du 27 juillet au 2 août. 

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