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Dossier : Salon de l'Agriculture 2018

Portrait d'agriculteur : Thierry Chable, céréalier bio depuis plus de 20 ans à Louvigny-en-Sarthe

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Par , France Bleu Maine
Louvigny, France

Rencontre avec Thierry Chable, céréalier bio à Louvigny depuis plus de 20 ans. Il nous raconte les différentes étapes de son parcours professionnel.

Thierry Chable
Thierry Chable © Radio France - Christelle Caillot

Thierry Chable semble être un agriculteur heureux. Il a une ferme de 103 hectares sur laquelle il produit 30 hectares de blé, 15 d'épeautre, 15 de sarrasin et cinq de lentilles. Le reste est consacré au fourrage. Il vend aussi 500 kilos de pain par semaine, essentiellement dans les Biocoop de la région et dans sa ferme tous les vendredis. Et il écoule aussi 60 tonnes de farine à un boulanger breton.

Mais tout ne s'est pas fait en un jour. 

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J'ai travaillé chez un semencier avant d'être agriculteur bio 

"J'ai été élevé dans la ferme et on se trouve malgré nous entraîné dans le métier", souligne Thierry Chable, agriculteur céréalier bio à Louvigny dans le Nord de la Sarthe. "En fait, on ne sait pas si on en a envie mais on tombe dedans comme ça. Moi j'ai fait des études générales, après je suis allé à l'université pour faire un DUT d'agronomie. J'ai toujours essayé de fuir le lycée agricole parce que je ne me sentais pas à l'aise dans ce milieu-là, et puis finalement je suis agriculteur. Mais avant de reprendre la ferme, j'ai travaillé dans le groupe Limagrain, j'ai fais de la sélection de maïs et j'ai travaillé dans le secteur commercial. Et puis à un moment, j'ai dit à un des directeurs généraux : vous savez on n'a pas du tout les mêmes valeurs et je ne peux pas rester chez vous."

"J'ai repris la ferme en 1994 et la conversion en bio a commencé en 1997", poursuit Thierry Chable, agriculteur céréalier bio à Louvigny dans le Nord de la Sarthe. "Cela s'est fait par étape. Tous les ans, je convertissais un quart de la ferme. La ferme, c'est une centaine d'hectares et tous les ans, c'était 25 hectares passés en bio. En 2000, tout était bio puis j'ai commencé à commercialisé le blé, puis le pain en 2004 et la farine en 2005."

Thierry Chable devant son hangar à Louvigny
Thierry Chable devant son hangar à Louvigny © Radio France - Christelle Caillot

Une petite PME 

Aujourd'hui, Thierry Chable avec son épouse Marie, produit des céréales sur 103 hectares dont trente de blé, quinze d'épeautre, quinze de sarasin et cinq de lentilles. Le reste est consacré au fourrage. Il vend aussi 500 kilos de pain par semaine essentiellement dans les Biocoop de la région et dans sa ferme tous les vendredis. Et il écoule aussi soixante tonnes de farine à un boulanger breton. Pour les aider, le couple a deux salariés à mi-temps. Avec le recul, Thierry Chable se dit satisfait de s'être lancé dans l'agriculture biologique il y a maintenant plus de vingt ans : "je peux me dire, oui oui, j'ai fait de LA BIO comme je l'avais dit. Ce n'est pas facile et c'est réservé à des gens très motivés; il faut accepté d'être en vitrine avec des parcelles ratées".

C'est Marie, ma femme qui fait le pain

Marie Chable a 51 ans et c'est elle qui fait le pain trois fois par semaine dans un four à bois. Avant, elle était secrétaire trilingue dans une société d'Alençon. "J'ai commencé pour la famille au départ, et puis après on s'est développé. Je me suis formée avec une amie qui faisait déjà le pain dans sa ferme, puis dans une ferme plus grande en Bretagne pour apprendre à maîtriser le four; après je me suis lancée et j'ai fait des essais pendant six mois. En août 2004, on a fait les premières ventes avec la Biocoop. On s'est vite développer et on s'est aussi rendu compte que ça devenait indispensable pour le maintien de l'exploitation et pour pouvoir vivre correctement sur la ferme. C'est un métier agréable, le pain, c'est un produit quand même agréable à faire, ça sent bon et on peut innover un peu. Le relationnel est aussi intéressant car on travaille pour les magasins de la Biocoop mais on a aussi une relation avec les clients directs le vendredi à la ferme. C'est pas mal, parce que ça ouvre un petit peu sur l'extérieur".

Thierry et Marie Chable devant le four à pain
Thierry et Marie Chable devant le four à pain © Radio France - Christelle Caillot

La transmission 

Les trois enfants de Thierry et Marie Chable ne devraient pas reprendre l'exploitation mais pour le couple, il n'y a pas de regret. Ils travaillent actuellement avec deux salariés à mi-temps qui pourraient rester et s'investir à plus long terme. Pour Thierry Chable : "je pense que ce métier d'agriculteur ne doit pas rester un métier où justement c'est toujours les mêmes qui se sacrifient pour nourrir le reste de la planète. Pour moi, il faudrait qu'il y ait des producteurs agricoles dans toutes les familles. On est trop peu nombreux et on est souvent sacrifié".   

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