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PORTRAIT - Virginie Combes, première femme à diriger une caserne de pompiers dans l'Eure

À 36 ans, Virginie Combes est la première femme à diriger un centre de secours dans l'Eure. L'adjudante a pris ses fonctions le 1er juillet à Lieurey. Elle a sous ses ordres 15 personnes.

L'adjudante Virginie Combes a pris ses fonctions le 1er juillet 2020 au centre de secours de Lieurey, dans l'Eure
L'adjudante Virginie Combes a pris ses fonctions le 1er juillet 2020 au centre de secours de Lieurey, dans l'Eure © Radio France - Laurent Philippot

Dans l'Eure, un pompier sur cinq est une femme, mieux qu'au niveau national, mais Virginie Combes est la seule à diriger un centre de secours, "c'est un honneur" dit la jeune femme de 36 ans a pris ses fonctions le 1er juillet à Lieurey, après en avoir été nommée adjointe en décembre 2019, "tout s'est accéléré, tout est allé très vite, mais c'est que j'ai dû convenir" reconnaît en souriant l'adjudante qui partage désormais son activité entre les centres de secours de Lieurey et de Cormeilles, dont le chef est son mari."Un exemple à suivre" pour le président du conseil départemental de l'Eure, Pascal Lehongre, également président du SDIS 27. 

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Gérer mes choix

Virginie Compte prend la tête d'un centre où 16 hommes et femmes, "que des volontaires" réalisent environ 400 interventions par an sur 21 communes de l'ouest du département. Maître-nageur à Port-Jérôme-sur-Seine (Seine-Maritime), la vocation lui est venue à l'âge de 11 ans "mon frère a eu un accident de mobylette, on est arrivé avec mes parents en même temps que les pompiers et  je me suis sentie impuissante" : 

Ce jour-là, j'ai décidé d'être pompier et d'aider et protéger

Faute d'école de jeunes sapeurs-pompiers, Virginie Combes doit attendre ses 16 ans pour s'engager comme sapeur-pompier volontaire en décembre 1999, après avoir effectué son stage d'observation de classe de troisième au centre de secours de Pont-Audemer. 

Écoutez le reportage au centre de secours de Lieurey de Laurent Philippot

Devenir cheffe

Virginie Combes le reconnaît, "ce n'est pas forcément évident de trouver sa place". Une place qu'elle a trouvée le jour où elle a su qu'elle cheffe elle voulait être : "un chef respecté et respecter aussi mes équipiers, un chef dans l'accompagnement, pas être le chef autocratique ou dur, mais _le chef qui accompagne_" car à Lieurey, c'est un centre de secours familial. D'ailleurs à Lieurey, les pompiers l'appellent par son prénom, la tutoie, même si "des fois les chefs sont appelés par leur grade quand on est en intervention". Et son grade, c'est adjudant. Adjudante plutôt ? Virginie Combes n'est pas trop fan de la féminisation de son grade parce que, dit-elle, "j'ai intégré les pompiers en tant que pompier, on porte un uniforme et la notion de sexe, aujourd'hui, on ne fait pas la différence, on fait le même travail, pourquoi changer ? ".  

L'adjudant(e) Combes avec une partie de ses effectifs, les premières classes Baudart, Bellanger et Vatinel
L'adjudant(e) Combes avec une partie de ses effectifs, les premières classes Baudart, Bellanger et Vatinel © Radio France - Laurent Philippot

En quelques jours, la nouvelle cheffe du centre de secours n'a pas encore imprimé sa patte, mais  a déjà pris des décisions, notamment lorsqu'elle était l'adjointe du capitaine Leroy "j'ai commandé une poubelle de toilette" rigole-t-elle, "ici c'est mixte, mais c'est des petits détails et personne n'y avait pensé avant". Elle a également donné elle-même un coup de peinture sur les murs de son bureau, "j'avais besoin de me sentir chez moi" avance-t-elle. 

Travail administratif et contacts avec les élus au programme pour Virginie Combes
Travail administratif et contacts avec les élus au programme pour Virginie Combes © Radio France - Laurent Philippot

Prochaine étape, la rénovation du foyer qui fait aussi office de salle de cours "on va refaire l'isolation et une cuisine". Elle rigole "une femme qui arrive, qui refait la cuisine, ça fait cliché, mais c'est super important pour la vie de centre, c'est un endroit où les gens se rassemblent, c'est un lieu de vie". Elle a d'ailleurs déjà commandé une tartiflette à la première classe Léa Vatinel qui prendrait bien en main la mission de garde foyer.

La cheffe sait tout faire, même le café, en attendant la rénovation du foyer et de la cuisine
La cheffe sait tout faire, même le café, en attendant la rénovation du foyer et de la cuisine © Radio France - Laurent Philippot

Un caractère bien trempé

"Ils ont eu quelques craintes d'avoir la première femme cheffe du département" avoue Virginie Combes mais "ils ont compris que j'avais du caractère" s'empresse-t-elle d'ajouter.  

Je m'affirme et je pense que c'est important

"C'est pas parce que Virginie est une femme qu'elle n'a pas les capacités à être chef de centre" enchérit le première classe Alexandre Bellanger "en 2020, on arrive enfin à avoir des femmes qui prennent des hautes fonctions". De l'avis de tous, ça se passe même très bien "on a un souci, elle y répond, elle sait s'imposer en tant que chef de centre" explique le jeune homme. Des compétences, du caractère mais aussi de la proximité avec ses équipes. Le première classe Amaury Baudart, arrivé à Lieurey il y a un an confirme "elle est très proche, très investie, elle a vraiment un œil constant sur nous"

Elle cherche à tirer le meilleur de nous-mêmes

Un "bon caractère" pour le sapeur Baudart. Même sentiment pour la première classe Léa Vatinel, une des cinq femmes du centre de secours qui ajoute"on se soutient en tant que femmes".  

Virginie Combes veut maintenant développer les formations et s'apprête à agrandir son équipe avec le recrutement de deux nouveaux sapeurs-pompiers. Elle en profite pour faire une piqûre de rappel. Tout citoyen de 17 à 55 ans peut devenir sapeur-pompier volontaire. Les prochains tests d'engagement dans l'Eure auront lieu le samedi 10 octobre.  Vous pouvez contacter le centre de secours le plus proche de votre domicile ou envoyer un mail à engagement@sdis27.fr

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