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Société

Pour la CFDT en Isère, la convergence des luttes sera le dernier recours

jeudi 19 avril 2018 à 8:51 Par Simon De Faucompret, France Bleu Isère

Un quatrième épisode de grèves à la SNCF se termine le vendredi 20 avril. À cette occasion, Lionel Picolet, secrétaire général de la CFDT en Isère, détaille la position du syndicat dans les conflits sociaux autour des cheminots et de la fonction publique.

Lionel Picolet, secrétaire général de la CFDT en Isère, détaillait les positions du syndicat ce jeudi 19 avril.
Lionel Picolet, secrétaire général de la CFDT en Isère, détaillait les positions du syndicat ce jeudi 19 avril. © Radio France - Simon de Faucompret

Grenoble, France

"Tout mélanger ne nous amènera pas à trouver des solutions adaptées." Ça, c'est pour la convergence des luttes, et c'est signé Lionel Picolet, secrétaire général de la CFDT en Isère. Invité de France Bleu Isère ce jeudi 19 avril, il a expliqué en ces termes pourquoi la CFDT n'a pas répondu à l'appel des syndicats CGT et Solidaires pour une journée d'action interprofessionnelle.

Converger... si besoin

Mais sur le moyen terme, cette sacro-sainte convergence pourrait finir par s'imposer d'elle-même, selon Lionel Picolet. "Si, en face, on n'a que des fins de non-recevoir, des blocages et une volonté de nous faire travailler, sans arrêt, pour après décider tous seuls ... Il est clair que la convergence des luttes est la meilleure solution pour dire non", lâche le syndicaliste.

"En face", c'est bien sûr "le gouvernement actuel". Qui pourrait se retrouver face à des syndicats unis "s'il continue de faire un dialogue social déjà signé en bas de la page". En somme, un ersatz de dialogue.

Des points d'accord

Si l'hypothèse d'un seul et même corps syndical semble pour l'heure assez improbable, certaines questions sociales créent le consensus. Comme, par exemple, l'appel à la grève des fonctionnaires le 22 mai

Des agents du service public qui doivent à tout prix être défendus selon Lionel Picolet : "_Aujourd'hui, on ne parle que de réduction des coûts dans la fonction publique_. On dit toujours moins d'argent, moins d'argent ! Mais moins d'argent, c'est moins d'emplois, c'est des conditions de travail qui se délabrent, et c'est un service public qui devient privatisé, voire bas de gamme ... voire plus de service public du tout."

Un autre problème mérite, selon lui, qu'on se penche sur la question des fonctionnaires : "Quelle évolution ? Quelle formation ? Quel avenir dans le public ?" lance Lionel Picolet. "Dans le privé, c'est beaucoup plus dynamique ! Notre gouvernement devrait prendre quelques exemples là-dessus. Et le dernier point, c'est le dialogue social. On peut parler avec des patrons, mais comment parler avec l'État ?"

Un manque de dialogue bien illustré, selon lui, par l'adoption du projet de réforme sur la SNCF à l'Assemblée nationale le 17 avril 2018. "Si on ne veut pas écouter le paritarisme, si on ne veut pas permettre aux accords signés d'être pris en compte ... Si les députés veulent décider tous seuls, et bien qu'ils décident", conclut-il d'un air résigné.