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Société

Pour le militant landais Jon Palais, Act Up est une source d'inspiration

vendredi 25 août 2017 à 10:36 France Bleu Gascogne et France Bleu Pays Basque

"120 battements par minute", film-événement consacré à Act Up, sort cette semaine au cinéma. Le mouvement des années 90 a fortement inspiré l'association basque Bizi. L'un de ses porte-paroles, Jon Palais, revendique cet héritage.

Jon Palais lors de son procès à Dax
Jon Palais lors de son procès à Dax © Radio France - Christophe Van Veen

Dax, France

A l'occasion de la sortie du film qui a obtenu le Grand Prix du dernier festival de Cannes, Didier Lestrade, le fondateur d'Act Up, l'a redit dans les médias. La seule association qui a repris les armes d'une militance de combat est, selon lui, Bizi, association basque de lutte contre le réchauffement climatique.

Il y avait une urgence dans la lutte contre le SIDA, les gens mouraient. Pour le réchauffement climatique, il y a la même urgence à faire bouger les choses. Act Up avec ses actions spectaculaires est une source d'inspiration. — Jon Palais

une même urgence et la nécessité d'être efficace

Jon Palais, qui vit dans les Landes, a été jugé à Dax au début de l'année pour avoir volé 14 chaises à la BNP afin de dénoncer l'évasion fiscale. Il a été relaxé. Il continue le combat avec Bizi. Dès la création de Bizi, Didier Lestrade s'est rendu à Bayonne pour donner des conseils précieux concernant l'organisation. "Il nous a appris à être efficaces et très bien organisés. Act Up n'avait pas de temps à perdre car les gens étaient en train de mourir. Nous, c'est pareil, c'est maintenant que la société doit prendre conscience que nous allons dans le mur." explique Jon Palais.

Act Up a bousculé à l'orée des années 90 les médias et les institutions qui occultaient les morts du SIDA. Personne n'a oublié cet immense préservatif qui a recouvert l'obélisque parisien, ni les jets de poches de faux sang ou les interventions musclées dans les débats consensuels. Bizi a conservé cet esprit et reprend certaines actions comme les "die-in" où les militants se transforment en cadavres en s'allongeant sur le sol.

l'héritage d'Act Up