Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Société

Pour le directeur du SAMU de la Corrèze, il ne faut pas tout remettre en question à cause de l'affaire Naomi Musenga

vendredi 18 mai 2018 à 9:12 Par Fabienne Joigneault, France Bleu Limousin

Il serait "incohérent" et "dangereux" de réorganiser les services médicaux d'urgence, à partir de ce qui semble être "une erreur individuelle", estime le Dr Berthommier, patron du SAMU en Corrèze. Il était l'invité de France Bleu Limousin.

Une salle de régulation du 15 au centre hospitalier de Dijon (illustration)
Une salle de régulation du 15 au centre hospitalier de Dijon (illustration) - Jérémie FULLERINGER - PHOTOPQR/L'YONNE REPUBLICAINE/MAXPPP

19000 Tulle, France

Son regard "oscille entre consternation et questionnement", 15 jours après la révélation de l'affaire Naomi Musenga, cette jeune femme dont une opératrice du 15 à Strasbourg s'est moquée et a rejeté la demande d'aide, et qui est morte quelques heures plus tard. Mais pour Jean-Michel Berthommier, médecin et directeur du SAMU en Corrèze , cette affaire paraît liée à "une erreur individuelle". Il serait selon lui, "totalement incohérent de tirer des grandes leçons visant à réorganiser la communauté des SAMU à partir de ce cas particulier". Il l'expliquait ce vendredi matin sur France Bleu, interrogé par Nicolas Blanzat.

Surcharge ? Pas en Corrèze... pour l'instant.

Si le cas de Strasbourg met sans doute en lumière la charge de travail des opératrices, ce problème est moins flagrant en Corrèze, où, "honnêtement, la charge est encore supportable" selon Jean-Michel Berthommier, même si "à une échéance de deux ans, l'étude de certains pics laisse entrevoir une réorganisation". Le manque de médecins généralistes y est pour quelque-chose, mais le Dr Berthommier évoque aussi le fait que "les comportements changent : le SAMU et les urgences sont le dernier recours pour nombre de citoyens, et les plus fragiles".

"Le juste soin pour une demande évaluée au plus juste

Pour le Jean-Michel Berthommier, "le système ne demande qu'à être modernisé, les nouvelles technologies doivent être prises en compte", mais "remettre tout en question, ça me semble totalement incohérent et surtout dangereux !". Selon lui, le système français est peut-être lourd, mais il a ses vertus, notamment en terme d'économies, en traitant avec le juste soin une demande évaluée au plus juste, alors qu'avec "le système anglo-saxon, tout appel entraîne une prise en charge, sans aucun tri". Ce qui demande des plateaux d'une toute autre ampleur...

Le Dr Jean-Michel Berthommier était l'invité de France Bleu Limousin à 8h15 - Radio France
Le Dr Jean-Michel Berthommier était l'invité de France Bleu Limousin à 8h15 © Radio France - Nicolas Blanzat

Les contestations restent rares

Le SAMU de la Corrèze traite environ 65.000 dossiers par an dont 50.000 avec un acte médical derrière. On oscille entre 150 et 450 dossiers par jour. Sur 5 ans (2012-2018), il y a eu 4 dossiers de contentieux, 1 recours au tribunal administratif, 1 enquête administrative déclenchée par le Dr Berthommier et deux dossiers en cours.