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Société DOSSIER : Mouvement des "gilets jaunes"

Les gilets jaunes de l'agglomération grenobloise ne lâcheront rien

mardi 4 décembre 2018 à 19:38 Par Élisa Montagnat, France Bleu Isère

Le Premier ministre a annoncé un moratoire de six mois sur la hausse de la fiscalité sur le carburant, et le gel de la hausse des tarifs du gaz et de l’électricité cet hiver. Mais au QG des gilets jaunes de l'agglomération grenobloise, le discours d'Édouard Philippe ne convainc pas.

Au QG du rond point de Voreppe, ils sont une cinquantaine de gilets jaunes la journée, une centaine le soir
Au QG du rond point de Voreppe, ils sont une cinquantaine de gilets jaunes la journée, une centaine le soir © Radio France - Elisa Montagnat

Voreppe, France

"J'attendais rien, et effectivement, il n'a rien déclaré." Bernard, gilet jaune, vient quand il le peut au rond point de Voreppe, le QG de la mobilisation de l'agglomération grenobloise.

Au "Paradise 2", c'est le nom du campement (le 1 ayant été détruit par les gendarmes jeudi dernier), ils étaient une cinquantaine d'irréductibles ce mardi matin. Quelques gilets jaunes ont branché un téléphone à une enceinte pour écouter les annonces d'Edouard Philippe. Bilan : plutôt qu'apaiser les tensions, le discours du premier ministre a plutôt jeté de l'huile sur le feu. 

"Il nous prend pour des imbéciles !" — Aline, retraitée, gilet jaune

Aline, retraitée, anciennement infirmière et syndicaliste à la CGT, est en colère : "Il nous prend pour des imbéciles ! C'est intolérable ! La problématique c'est l'augmentation des salaires ! Tant qu'on augmentera pas le SMIC à 1800 euros on y arrivera pas." Élodie, mère de deux enfants, craint que le discours du premier ministre amène à encore plus de violences : "Ça ne fait qu'attiser la colère et la violence des gilets jaunes, et malheureusement c'est ce qui va se passer dans les prochains jours..." 

Sur le campement des gilets jaunes de Voreppe, la vie en communauté s'organise - Radio France
Sur le campement des gilets jaunes de Voreppe, la vie en communauté s'organise © Radio France - Elisa Montagnat

Marie-Christine, retraitée vient pour la première fois au QG des gilets jaunes. Elle a, elle aussi, écouté le discours, et ne comprend pas pourquoi ce n'est pas Emmanuel Macron lui-même qui a fait ces annonces : "On a l'impression qu'il a délégué car il n'en a rien à faire du peuple !" 

Michael, la trentaine, entraîneur de natation, se rend au Paradise durant ses heures de repos. Pour lui, comme pour tous les gilets jaunes présents à Voreppe d'ailleurs, le gouvernement n'a toujours pas compris les revendications : "Le problème c'est qu'ils ont vu la goutte d'eau, ou plutôt les trois dernières gouttes d'eau qui sont tombées, mais pas le fond du problème. Aujourd'hui, ce que veulent les français c'est retrouver un minimum de dignité, de reconnaissance et de pouvoir."

Le discours n'a pas convaincu, les annonces non plus, et les gilets jaunes du rond point de Voreppe préviennent : ils resteront là toutes les vacances scolaires si il le faut.

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