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"Pour moi la visibilité c'est juste exister" : une quarantaine de femmes lesbiennes manifestent à Pau

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Par , France Bleu Béarn Bigorre, France Bleu

Un rassemblement était organisé par l'association LGBT Arcolan ce samedi à l'occasion de la Journée internationale de visibilité lesbienne. À Pau, elles étaient une quarantaine à revendiquer leurs droits, notamment celui d'être visibles dans la société, et à dénoncer les discriminations.

Les témoignages se sont succédé place Clemenceau à Pau.
Les témoignages se sont succédé place Clemenceau à Pau. © Radio France - Manon Claverie

Une quarantaine de femmes lesbiennes se sont rassemblées place Clemenceau à Pau ce samedi matin autour de drapeaux arc-en-ciel et d'un stand d'informations, à l'occasion de la Journée internationale de visibilité lesbienne. La manifestation, organisée par l'association LGBT béarnaise Arcolan, avait pour but de dénoncer les discriminations dont elles sont victimes au quotidien et de faire entendre leurs revendications, celle notamment d'élargir la PMA à toutes les femmes

Plus de visibilité et moins de clichés

Les manifestantes étaient également agacées du nombre de clichés qui entourent les lesbiennes. D'où ce besoin de "visibilité". Maëlle, par exemple, estime en manquer. "Ce qui est invisible n'existe pas. Pour moi, la visibilité, c'est simplement pouvoir exister." Pas facile lorsque, comme Mac, on a grandi "sans exemple de femme lesbienne et donc sans trop comprendre qui j'étais". Ou quand, comme Mélanie, la "famille continue, parfois, aujourd'hui, d'appeler ma compagne comme étant une de mes amies"

Il y a deux ans, deux femmes ont été frappées dans la rue, à Londres, parce qu'elles s'affichaient en couple.

Sylvie, elle, s'inquiète de voir "qu'il y a deux ans, deux femmes ont été frappées dans la rue, à Londres, parce qu'elles s'affichaient en couple". Laurie en a marre que les couples de lesbiennes puissent encore être "le fantasme d'hommes qui veulent faire des trucs à trois". Cliché qui revient souvent, selon elle. Elle regrette également que "dans le monde du travail, 35 % de femmes aient fait leur 'coming out' contre 50 % dans l'ensemble de la communauté LGBT".  

L'association Arcolan a lancé en Béarn, au Pays basque et dans les Landes une enquête en ligne qui rassemblera les témoignages de victimes et de témoins de ces discriminations et qui sera publiée à l'occasion de la Journée mondiale contre l'homophobie le 17 mai. 

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