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"Pour qu'on ne l'oublie pas" : les enfants d'un soignant naborien mort du Covid, conviés au 14 juillet à Paris

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Par , France Bleu Lorraine Nord, France Bleu

Une famille mosellane est invitée à la cérémonie dédiée aux soignants du 14 juillet à Paris. Trois frères et sœurs originaires de Saint-Avold y sont conviés par l’Élysée, deux mois après la mort de leur père, aide-soignant à l'hôpital Lemire. De cet hommage, ils attendent énormément.

Claire, Matthieu et Vincent sont reçus par le ministre de la Santé au Grand Palais ce lundi soir avant la cérémonie d'hommage du 14 juillet, place de la Concorde à Paris
Claire, Matthieu et Vincent sont reçus par le ministre de la Santé au Grand Palais ce lundi soir avant la cérémonie d'hommage du 14 juillet, place de la Concorde à Paris - Matthieu Nassoy

Ils feront partie des 2.000 personnes invitées à la cérémonie d'hommage aux personnels soignants de ce mardi 14 juillet, place de la Concorde à Paris. Claire, Vincent et Matthieu ont reçu l'invitation du Président de la République, deux mois après la mort de leur père Roland. Cet aide-soignant à l'hôpital Lemire de Saint-Avold est décédé du Covid-19 à l'âge de 61 ans.

"Pour qu'on ne l'oublie pas"

Les trois enfants ne le cachent pas, ils ont longuement discuté avant d'accepter l'invitation de l'Elysée. "Les premières questions qu'on se pose, c'est : est-ce qu'on est là pour remplir des cases, et est-ce qu'on est juste là pour être figurants ? Ça, il n'en est pas question, déclare Matthieu le fils aîné. On y va principalement pour lui, pour lui rendre hommage, pour qu'on ne l'oublie pas."

Lui, Roland, qui pouvait partir à la retraite depuis quelques temps déjà, mais qui a décidé de rester pour prêter main forte, pour aider ses collègues en pleine crise sanitaire. "Avec mon frère et ma sœur, on lui avait dit de ne pas y aller étant donné que les personnes de plus de 60 ans sont considérées comme des personnes à risque. Mais il a décidé d'y aller quand même en disant : je ne peux pas quitter le navire comme ça, c'est ma passion, c'est mon métier."

C'est comme si on n'existait pas aux yeux de la loi, comme si mon père était mort pour rien.

Roland Nassoy est décédé le 15 mai dernier, il y a quasiment deux mois jour pour jour. Entre temps, le Covid a été reconnu comme maladie professionnelle mais la famille de Saint-Avold n'a toujours pas été indemnisée. "On nous a dit que les enfants de plus de 21 ans ne peuvent rien recevoir, assure le frère aîné. Ils ne sont pas considérés comme ayants droits. Et c'est un problème pour ma sœur car elle fait ses études. Et c'était mon père qui lui finançait. Juridiquement, on ne reçoit rien, zéro. C'est comme si on n'existait pas aux yeux de la loi, comme si mon père était mort pour rien."

"Poursuivre le combat"

A Paris, Matthieu espère rencontrer d'autres familles pour débloquer la situation. Il compte également poursuivre le combat de son père, syndiqué Force Ouvrière : un combat pour l'hôpital et ceux qui y travaillent. "Et puis, si on peut donner notre avis, si on peut aider pour améliorer les conditions en milieu hospitalier, c'est important pour nous. On veut y aller pour ça, voir des familles qui sont dans le même cas que nous et faire quelque chose pour l'hôpital. Montrer aux gens que tous ces métiers sont importants et qu'il y a beaucoup de choses à changer. "

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