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"Pour une maison de retraite de 100 lits en Haute-Vienne, il y a 15 emplois aidés, et on en a besoin"

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Par , France Bleu Limousin

C'est une démarche inédite : des directeurs de maisons de retraite et des syndicats écrivent à Emmanuel Macron pour l'alerter sur la situation "explosive" et demander le maintien des emplois aidés. David Penneroux, directeur de deux EHPAD en Haute-Vienne, était notre invité à 8h15.

Si le personnel se réduit encore, certaines interventions ou activités seront supprimées, prévient David Penneroux (illustration)
Si le personnel se réduit encore, certaines interventions ou activités seront supprimées, prévient David Penneroux (illustration) © Maxppp - Guillaume Bonnefont

Ils lancent un appel à l'aide au Président de la République : l'association des directeurs au service des personnes âgées (AD-PA) et plusieurs syndicats ont signé ensemble un courrier adressé à Emmanuel Macron pour l'alerter sur la situation vécue dans les maisons de retraite, avec des effectifs trop faibles, et qui risquent de se resserrer encore avec la suppression des emplois aidés. David Penneroux, directeur des Ehpad de Chalus et Nexon, et représentant de l'AD-PA en Haute-Vienne, était l'invité de France Bleu Limousin ce vendredi, avec Françoise Ravanne.

"Notre encadrement est devenu relativement faible par rapport au degré de dépendance des personnes que nous accueillons", explique David Penneroux, et les emplois aidés sont loin d'être accessoires : "pour un Ehpad de 100 lits, nous avons à peu près 15 emplois aidés. Et même si ce sont des personnes qui viennent en complément à la base, et bien en fait, ils font à la place de, parce que nous avons des postes manquants".

David Penneroux, invité de 8h15, avec Françoise Ravanne

Lui qui dirige les maisons de retraite de Chalus et de Nexon a déjà alerté le préfet en septembre, "pour lui dire que je ne mettrai pas en déficit mes établissements, mais que faute de ces emplois, les prestations "satellites" ne seraient plus assurées". Déjà aujourd'hui, le personnel assure l'essentiel au quotidien mais repousse souvent de l'animation, le ménage d'une chambre ou une douche au lendemain, faute de temps.

"J'attends une réponse, parce que c'est la première fois que l'AD-PA et les syndicats écrivent ensemble", prévient David Penneroux, qui souligne au passage que les personnes en emploi aidé "sont inscrites dans des parcours de formation, et on les accompagne, y compris avec des formations diplômantes".

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