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Société DOSSIER : Mouvement des "gilets jaunes"

Pouvoir d'achat, justice fiscale : les doléances recueillies en milieu rural présentées à Emmanuel Macron

lundi 14 janvier 2019 à 18:06 Par Géraldine Houdayer, France Bleu

Les maires ruraux ont présenté, ce lundi à l'Élysée, les doléances qui ont été recueillies ces dernières semaines dans leurs communes, avant le lancement du grand débat national. Les 22 millions de Français qui vivent en zone rurale veulent une société plus "vivable", et se sentir plus écoutés.

Les cahiers de doléances ont été mis à disposition dans de nombreuses communes.
Les cahiers de doléances ont été mis à disposition dans de nombreuses communes. © Maxppp - Hervé KIELWASSER

Ils sont en première ligne pour relayer les doléances des Français. Ce lundi, une quinzaine de maires de communes rurales ont été reçus à l'Élysée pour présenter à Emmanuel Macron les doléances exprimées ces dernières semaines, grâce aux cahiers mis en place dans les mairies et avant le lancement du grand débat national. Ces cahiers sont toujours disponibles dans les mairies.

"On existe aussi, on a des choses à dire"

Des dizaines de milliers de Français ont commencé à s'exprimer dans les cahiers de doléances, dans au moins 5.000 communes, principalement de moins de 3.500 habitants. "La situation du pays est particulière, assez inédite, et il est important que le gouvernement écoute ce que les citoyens ont à dire", a expliqué Vanik Berberian, le président de l'Association des maires ruraux de France. "Les territoires ruraux sont un peu à la marge depuis 20, 30, 40 ans (...) On existe aussi, on a des choses à dire. La France n'est pas qu'urbaine, elle est aussi rurale", a-t-il ajouté. 

"Il faudra impérativement que le gouvernement en tienne compte car si c'est uniquement pour recueillir des doléances... Dire dans un grand élan de générosité 'Je vous ai compris', sans qu'il se passe quelque chose derrière, ça risquera de poser problème", a-t-il complété.

Dans leur "synthèse nationale", les maires ruraux expliquent que "les citoyens portent le germe d’un projet de société plus vivable pour les 22 millions de Français qui vivent en milieu rural".

"Finir les fins de mois dignement" : le pouvoir d'achat en tête des préoccupations

Le besoin de plus de justice sociale est le thème le plus récurrent, avec 17,2% des contributions, soit près d'une personne sur cinq. Il se traduit par l'idée qu'il faut "pouvoir finir les fins de mois dignement", augmenter le pouvoir d'achat pour "permettre à tous de consommer", revaloriser les retraites et réduire les écarts de salaires.

"Rétablir l'ISF" : le sentiment d'injustice fiscale très fort 

Viennent ensuite les doléances traduisant un sentiment d'"inégalité" devant l'impôt, pour 14,3% des contributions, avec l'idée que la lutte contre la fraude fiscale est "inefficace", qu'il faut "remettre à plat la progressivité de l'impôt" et rétablir l'impôt de solidarité sur la fortune (ISF).

"Des élus payés à rien faire" : une grande défiance vis-à-vis des politiques 

Près de 14% des contributions ont trait à une réorganisation politique et territoriale. Les participants montrent une défiance vis-à-vis des privilèges des élus, dénoncent "le nombre d’élus payés à ne rien faire", critiquent l'organisation territoriale sous l'égide des "hauts fonctionnaires" et appellent à redonner "le pouvoir à la commune".

Les 80km/h, une "décision prise par des bureaucrates parisiens qui ne sortent pas du périphérique"

Le transports et les mobilités concernent 9,4% des témoignages et se concentrent sur l'abandon de la hausse de la taxe carbone sur les carburants et la fin de la limitation à 80km/heure, une "décision prise par des bureaucrates parisiens qui ne sortent pas du périphérique". Les participants appellent également au développement des transports publics et des lignes ferroviaires secondaires.

"Des décisions qui viennent d'en haut" : le besoin d'être davantage consultés

La vie démocratique - 8,7% des contributions - est le cinquième thème abordé, avec l'idée que "les élus doivent  respecter le peuple", "les décisions viennent d'en haut, sans  concertation". Les citoyens demandent à être davantage consultés, notamment par référendum, souhaitent une réforme du système électoral, avec la prise en compte des votes blancs.

Un sentiment d'injustice face à l'urgence écologique 

Figurent ensuite les sujets liés à la transition écologique - conscience sur l'urgence d'agir mais fort sentiment  d'injustice quant aux effort menés.

Le travail doit "rapporter plus que les aides"

Les demandes pour une valorisation du travail sont au même niveau, avec l'idée "d'avoir intérêt à  travailler plutôt que de recevoir des aides".

L'immigration loin derrière les priorités

L'immigration, avec l'idée qu'une "trop grande place est  donnée aux 'étrangers'", ne figure qu'en huitième position, parmi les sujets internationaux (5,4% des contributions).

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