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Société

Prélèvement à la source : beaucoup de questions aux impôts de Nantes

jeudi 6 septembre 2018 à 18:40 Par Marion Fersing, France Bleu Loire Océan

Après la confirmation par le Premier ministre de l'entrée en vigueur du prélèvement à la source de l'impôt sur le revenu au 1er janvier, beaucoup de contribuables nantais interrogent les agents des impôts. Même si, pour l'instant, ils n'ont pas encore tous les détails précis de la réforme.

Le prélèvement à la source entrera bien en vigueur au 1er janvier prochain
Le prélèvement à la source entrera bien en vigueur au 1er janvier prochain © Maxppp -

Nantes, France

On va donc bel et bien y passer au prélèvement de l'impôt à la source. C'est-à-dire directement sur le salaire ou sur la pension, par exemple, pour les retraités. Ce sera à partir du 1er janvier prochain, le Premier ministre l'a confirmé en début de semaine, mais vous êtes déjà nombreux à vous poser des questions, notamment sur tout ce qui concerne les autres sources de revenus ainsi que les crédits et les réductions d'impôts.

Beaucoup de questions au centre des impôts de Cambronne

Au centre des impôts de Cambronne, à Nantes, les contribuables viennent en général pour un autre sujet, surtout qu'on reçoit en ce moment les avis d'impositions, mais ils en profitent quasiment toujours pour poser une question sur le prélèvement à la source selon Didier Bianchini, le directeur du pôle gestion fiscale de la direction régionale des finances publiques des Pays-de-la-Loire. 

Ça m'inquiète parce qu'aujourd'hui, même quand on est dans la classe moyenne, on est à 10 ou 20 euros prêt

Thérèse, par exemple, s'inquiète d'être victime d'une erreur. "Après ce qu'on a entendu, je me demande si je ne vais pas devoir payer un peu plus, ne serait-ce que 30 ou 40 euros par mois. Et je me pose aussi des questions sur le crédit d'impôts parce que j'ai une aide ménagère et là, je me demande comment ça va se passer". Même une petite erreur pourrait la mettre en difficulté : "bien sûr ! Parce que maintenant, c'est difficile pour les classes moyennes. On est à 10 ou 20 euros prêt".

Pas plus d'erreurs qu'avec le système actuel

Des erreurs, Didier Bianchini reconnait qu'il y en aura. Mais pas plus qu'avec le système actuel assure-t-il. "Pour 95% des usagers, ça va être quelque chose de relativement simple. Il y a déjà des erreurs avec le système actuel, de la part des usagers comme de l'administration fiscale, aussi bien au niveau du tiers provisionnel que de l’acompte mensuel. Mais on sait réparer ces erreurs très très rapidement. _Sur les réclamations, 98% sont traitées dans un délais d'un mois_".

Il faut que je refasse mes comptes, ça m'embête quand même un petit peu

Ce qui est compliqué à gérer pour beaucoup de contribuables, c'est surtout le changement, comme pour François. "Je suis retraité et, avec mon épouse", nous dépendons de cinq caisses de retraites différentes pour notre retraites. Je viens de renseigner, elles vont toutes me verser la même chose qu'avant, mais amputée du montant à prélever pour l'impôt. Il va falloir que je refasse mes comptes parce que ce sera tous les mois, alors qu'avant, nous étions au tiers provisionnel. Ça m'embête un petit peu". Mathilde, elle, sort agacée du centre des impôts. Son mari exerce une profession libérale et le prélèvement à la source fait capoter leur organisation : "ça ne me convient pas ! On s'était arrangé, je payais la taxe foncière et la taxe d'habitation et lui l'impôt sur le revenu. Là, je me retrouve à tout payer... donc, ça ne va pas aller. Mais bon, on va changer notre organisation".

Peut-être que le texte subira d'autres modifications, d'autres améliorations

Ce sont les cas particuliers, ceux pour lesquels le Premier ministre a annoncé des ajustements qui sont un peu plus compliqués à gérer et qui suscitent donc davantage d'interrogation. Et, pour l'instant, les agents des impôts n'ont pas encore des réponses extrêmement précises à toutes les situations explique Didier Bianchini : "les annonces sur les ajustements datent du début de semaine, donc c'est encore très très frais. On ne dispose pas encore de tous les éléments techniques permettant de faire des réponses très documentées. Ça viendra. Et je rappelle que, pour l'instant, ce n'est encore qu'un projet, le prélèvement de l'impôt à la source. Ça doit maintenant faire l'objet d'une loi. Tout ça sera débattu lors de la session d'automne, peut-être que le texte subira d'autres modifications, d'autres améliorations. Mais, le 1er janvier, la loi sera promulguée, et les agents des impôts sauront donner avec la plus complète information les données utiles aux usagers"