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Dossier : Coronavirus Covid-19

Coronavirus : premier décès d'un membre de la communauté Rom vivant dans un bidonville de la région lilloise

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Par , France Bleu Nord

Un homme de 53 ans, originaire de Roumanie, qui vivait dans un bidonville d'Hellemmes, près de Lille, est mort ce lundi du coronavirus. Sa femme est également atteinte. Le collectif s'inquiète, et dénonce les conditions d'hygiène sur les terrains, dont certains n'auraient pas accès à l'eau.

Environ 500 personnes vivent dans des bidonvilles dans la métropole lilloise selon le collectif Solidarité Roms. Deux premiers cas de coronavirus ont été constatés, dont un mortel.
Environ 500 personnes vivent dans des bidonvilles dans la métropole lilloise selon le collectif Solidarité Roms. Deux premiers cas de coronavirus ont été constatés, dont un mortel. © AFP - Philippe HUGUEN

Un homme de 53 ans, membre de la communauté Rom, est mort du coronavirus ce lundi, selon les informations de France Bleu. Carol Moldovan vivait en France depuis près de dix ans, il était ces derniers temps installé dans un bidonville d'Hellemmes, près de Lille, chemin Napoléon. Il était hospitalisé au CHU de Lille depuis le 6 avril. Sa femme est également hospitalisée, mais elle n'est pas dans un état préoccupant.

Selon le collectif Solidarité Roms, c'est le premier décès depuis le début de l'épidémie dans la communauté Rom dans la métropole lilloise, qui compte environ 900 personnes. "Ça nous a beaucoup inquiété quand on nous a signalé l'hospitalisation de ce couple", explique Dominique Plancke, du collectif, "car c'est très difficile de respecter les gestes barrières dans les bidonvilles. On est inquiet sur les risques de contamination, mais a priori pour l'instant, il n'y a pas d'autre cas signalé dans la communauté Rom de la métropole lilloise. Le risque est important, ce sont des personnes qui vivent dans un espace confiné, dans des conditions de vie difficiles, avec un taux de diabète plus élevé que la moyenne".

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Accès à l'eau

Le collectif s'inquiète également des conditions d'hygiène : selon lui, la Métropole européenne de Lille (MEL) a installé cinq points d'accès à l'eau sur quatre terrains. Mais il resterait trois terrains où il n'y a pas d'accès direct à l'eau pour se laver et respecter un tant soit peu les gestes barrières. "Aujourd'hui, il y a entre 150 et 200 personnes qui vivent sans accès direct à l'eau sur les bidonvilles", affirme Dominique Plancke, "sur le terrain de la Poterne dans le Vieux-Lille, nous avons nous-mêmes installé quatre cuves de 1000 litres, que les pompiers sont venus remplir". Un recours en référé devant le tribunal administratif de Lille est en préparation, il devrait être déposé en début de semaine prochaine.

Distribution de jerrycans

Daniel Barnier, préfet délégué pour l'égalité des chances dans le Nord, explique que, lorsque le raccordement à l'eau n'a pas encore été possible, "des jerrycans d'eau sont distribués aux familles, pour permettre les gestes élémentaires d'hygiène liés au confinement. Il n'y a pas de terrain qui n'ait pas, d'une manière ou d'une autre, un accès à l'eau". Selon lui, les gestes barrières sont rappelés, notamment via des affiches rédigées en différentes langues, sur les bidonvilles, et un bus de télémédecine fait régulièrement le tour des campements.

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