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Société DOSSIER : Centenaire de la Première Guerre mondiale

Première Guerre mondiale : une importante base américaine située à Tours

lundi 5 novembre 2018 à 5:49 Par Yvan Plantey, France Bleu Touraine

Fin 1917, les troupes américaines entrent dans Tours et, dès l'automne 1918, elles investissent un camp militaire aérien dans Tours-Nord utilisé pour toute leur logistique. Une base qui deviendra l'une des plus grandes en France à cette époque-là. Les Américains la quitteront à l'automne 1919.

8000 à 9000 Américains étaient dans la ville de Tours à la fin de la Première Guerre Mondiale.
8000 à 9000 Américains étaient dans la ville de Tours à la fin de la Première Guerre Mondiale. - UA Archives - Upper Arlington Public Library

Tours, France

À la fin de la Première Guerre mondiale, Tours abritait l'une des plus grandes bases militaires américaines en France. De 8000 à 9000 soldats et civils, pour une population tourangelle de 60.000 habitants, se sont affairés à libérer la France durant près de deux ans à Tours, dont un au camp de Tours-Nord. " C'est le général John Perching, le commandant en chef du corps expéditionnaire américain, qui choisit Tours, d'abord car lors d'un voyage avec sa famille, il avait pu constater les infrastructures ferroviaires et l'importance des ateliers de chemins de fer du Paris-Orléans. Et lorsqu'il arrive en 1917, il sait que c'est un réseau ferroviaire très dense qui va lui permettre un acheminement rapide des troupes et du matériel vers le front", explique le directeur des archives départementales, Jean-Luc Porhel.

" Le général Perching ira même jusqu'à déclarer, dans ses mémoires, que les États-Unis avaient deux capitales : la capitale politique qu'était Washington et la capitale économique et matérielle qu'était Tours. " - Jean-Luc Porhel, directeur des archives départementales

Dans ce camp, il y aura des soldats mais aussi des civils américains. Selon Jean-Luc Porhel, " les civils avaient plusieurs tâches comme celles d'assurer le transport du courrier, les transmissions téléphoniques de Washington à Tours mais aussi de nombreuses infirmières ont été amenées pour soigner les soldats dont les blessures n'étaient pas trop importantes. Ensuite ils repartiront au front. " Du côté des Tourangeaux, "c'est une période de plein emploi pour eux", poursuit-il. Ils aident les Américains dans le traitement des équipements militaires, entre autres.

Si l'on ne relève aucun fait de guerre à Tours, la ville et son agglomération participeront réellement à la victoire grâce à l'implantation de ce camp. D'après Jean-Luc Porhel, " le général Perching ira même jusqu'à déclarer, dans ses mémoires, que les États-Unis avaient deux capitales : la capitale politique qu'était Washington et la capitale économique et matérielle qu'était Tours.