Société

Près de 30% des Bretons avouent conduire après avoir trop bu

Par Camille Revel, France Bleu Armorique dimanche 11 décembre 2016 à 20:28

Contrôle routier pour vérifier le taux d'alcoolémie (photo d'illustration)
Contrôle routier pour vérifier le taux d'alcoolémie (photo d'illustration) © Maxppp - Eric Malot

29% des Bretons reconnaissent avoir pris le volant avec un taux d'alcoolémie trop élevé, soit supérieur à 0,5 g d'alcool par litre de sang : c'est ce qui ressort de l'enquête menée par la Prévention Routière et Attitude Prévention.

L'alcool reste le premier facteur de mortalité routière en Bretagne : il est responsable d'un accident mortel sur trois. A l'approche de la période des fêtes, vous serez peut-être tenté de prendre un verre (ou deux) de plus que d'habitude, mais de prendre le volant quand même. De nombreux habitants de notre région adoptent ces pratiques dangereuses, et illégales : près de 30% des Bretons ont déjà conduit avec un taux supérieur à la limite légale selon une enquête menée par la Prévention routière et Attitude Prévention. Ces deux associations lancent donc une campagne nationale de sensibilisation : "Bien rentrer, mode d'emploi".

Plus d'un Breton sur deux ignore le taux d'alcoolémie autorisé

48% des Bretons ne connaissent pas le taux d'alcoolémie maximum autorisé : il s'élève à 0,5 g d'alcool par litre de sang - soit l'équivalent de deux verres. Pour les permis probatoire, le taux légal chute à 0,2g/L. Or, toujours selon cette enquête, quand les Bretons sortent en soirée, ils boivent en moyenne 3,3 verres - 4,1 pour les hommes.

Plus d'une heure pour éliminer l'équivalent d'un verre

"Pour éliminer un grand verre, le foie met plus d'une heure" - Jean-Guy Fontaine, président départemental de la Prévention Routière

Autre mauvaise pratique à oublier : la sieste miraculeuse qui permettrait de reprendre le volant : "Le foie met entre une heure et une heure et demi pour éliminer 0.15 grammes d'alcool, soit l'équivalent d'un grand verre", explique Jean-Guy Fontaine, le président de la Prévention Routière en Ille-et-Vilaine. "Donc si vous dormez une heure ou deux, ça ne suffit pas. Ca rassure les parents quand on dit "je prends un duvet, je dors sur place". Mais partir trop tôt le lendemain d'une soirée peut être fatal."

Des "remèdes miracles" inefficaces

Et vous pouvez aussi oublier les remèdes de grand mère, envisagés par les deux tiers des Bretons lorsqu'ils sortent en soirée, ça ne marche pas, prévient François-Xavier Gadras, bénévole à la Prévention Routière d'Ille-et-Vilaine : "Boire un café, de l'eau, manger des bonbons, faire un jogging : ça ne sert à rien. La seule chose qui marche, c'est le temps, et le sommeil., et une sieste ne suffira pas si vous avez bu.La seule solution, c'est de se préparer à l'avance : on désigne un capitaine de soirée avant de sortir, pas au cours de la soirée."

Aujourd'hui, près d'un Breton sur 2 pense à désigner un capitaine de soirée lorsqu'il sort.