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Société

Six tonnes d'obus repêchées dans la Meuse

mercredi 5 septembre 2018 à 20:05 Par Isabelle Baudriller, France Bleu Lorraine Nord, France Bleu Sud Lorraine et France Bleu

Les démineurs ont procédé mardi 4 et mercredi 5 septembre à l'évacuation de 110 obus à Sivry-sur-Meuse, non loin de Verdun. Près de six tonnes de munitions. Les engins, datant probablement de la Première Guerre mondiale, reposaient au fond de la Meuse.

Une première opération des démineurs a déjà eu lieu, il y a un mois, à Sivry-sur-Meuse
Une première opération des démineurs a déjà eu lieu, il y a un mois, à Sivry-sur-Meuse © Maxppp - Franck Lallemand

Sivry-sur-Meuse, France

Une opération d'envergure : 110 obus sortis de l'eau, un poids de 5.950 kg ! Huit démineurs des services de Metz, Suippes et Laon - dont cinq plongeurs - ont procédé à leur évacuation de la Meuse mardi 4 et mercredi 5 septembre à Sivry-sur-Meuse, au nord de Verdun. Opération impressionnante mais presque banale aux yeux du chef du déminage de Metz. "Ça n'a rien d'extraordinaire en dehors du fait que le tonnage est important et que c'est un chantier qui prend du temps", dit-il.

Les engins ont été repérés dans la vase par un nageur, amateur de vidéo subaquatique. Ses images ont rapidement fait le buzz sur internet. Le mois dernier, une première opération a déjà permis d'extraire 580 kg d'obus. Comment un tel volume de munitions s'est-il retrouvé au fond de la rivière ? "Ce sont principalement des obus allemands puisqu'il y avait des batteries allemandes à cet endroit là", explique-t-il. 

A la fin du premier conflit mondial, il restait sûrement une grande quantité d'obus et je suppose que des gens du village ou des gens qui s'occupaient de la mise en sécurité les ont mis à l'eau. Et on n'en parlait plus" - Le chef du déminage de Metz

Ces munitions sont-elles dangereuses ? "Ces obus sont chargés d'explosifs", poursuit le chef du déminage, "mais ce sont des obus non tirés c'est-à-dire qu'ils n'ont jamais été mis dans un canon. Bien sûr, il ne faudrait pas chercher à les démonter. Mais le danger est bien moindre et ils ne posent pas de problème majeur au niveau de l'enlèvement, ni du transport".

Les obus sont ensuite triés, mis dans des palettes et stockés au dépôt du service de déminage de Metz, dans le secteur de Nomeny, avant d'être détruits sur le terrain militaire de Sissonne, près de Laon, dans l'Aisne. Une nouvelle opération de déminage est probable à Sivry-sur-Meuse car les plongeurs n'ont sans doute pas sorti tous les vestiges de la Grande guerre.