Société

Près de Toulouse, la fronde d'habitants contre un projet immobilier

Par Boris Hallier, France Bleu Toulouse vendredi 17 février 2017 à 18:13

François habite le quartier depuis 58 ans et dénonce un projet démesuré.
François habite le quartier depuis 58 ans et dénonce un projet démesuré. © Radio France - France Bleu Toulouse

Des habitants de Saint-Alban, près de Toulouse, ont saisi le tribunal administratif pour s'opposer à la construction d'un immeuble de deux étages. Le bâtiment, censé accueillir trente logements sociaux, n'est pas adapté au quartier, selon eux.

Pour le moment, la "toulousaine", cette maison typique de la région, est toujours là. Mais elle devrait être détruite pour permettre la construction de trente logements sociaux, accolés à la maison de Serge Laborderie. "On ne nous a pas consultés. Nous avons appris l'existence du projet le jour où ils ont installé un panneau indiquant le futur chantier", s'emporte-t-il.

C'est une atteinte à notre vie privée" - Serge Laborderie

Après une pétition et un recours gracieux, Serge Laborderie et son voisin ont déposé un recours auprès du tribunal administratif. "On aimerait au moins que le promoteur revoit le projet, qu'il supprime un étage. Car là on va se retrouver avec deux étages, vue direct sur nos terrasses, nos chambres, nos lieux de vie. C'est une atteinte à notre vie privée", estime-t-il.

Pour François, qui habite le quartier, ce projet est démesuré. "De nombreux bâtiments collectifs ont déjà été construits ici. Avec trente logements supplémentaires, on n'aura plus la place de se garer", assure-t-il.

Le maire soutient les habitants

Le permis de construire n'a pas été signé par le maire de Saint-Alban. La commune est en effet en carence de logements sociaux. La barre des 25%, comme l'impose la loi, n'est pas atteinte. C'est donc la préfecture qui a pris en charge le dossier.

"Malgré tous nos efforts on aura du mal à respecter la loi des 25%. Je ne suis pas opposé aux logements sociaux mais ce cas pose des problèmes de promiscuité. Il faudrait supprimer un étage", explique Raymond-Roger Stramare.

Le maire a donc écrit au promoteur pour lui demander de revoir le projet.