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Société

Près de Toulouse, Laurent Robène rend hommage à ses grands-parents, Justes parmi les Nations

lundi 11 février 2019 à 19:51 Par Magalie Lacombe, France Bleu Occitanie

Ils s'appelaient Blanche et Lucien Robène, domiciliés à Pechbonnieu (Haute-Garonne) et sont officiellement devenus Justes parmi les Nations lors d'une cérémonie organisée, en mai 2018, dans cette ville au Nord de Toulouse, grâce au travail de documentation de leur petit-fils, Laurent Robène.

Laurent Robène, auteur de "La chambre de derrière Pechbonnieu 1940-1944" aux éditions L'Harmattan.
Laurent Robène, auteur de "La chambre de derrière Pechbonnieu 1940-1944" aux éditions L'Harmattan. © Radio France - Magalie Lacombe

Pechbonnieu, France

C'est à sa retraite que Laurent Robène, qui habite Moissac, dans le Tarn-et-Garonne, décide de poursuivre les recherches entamées par sa famille dans les années 1980 pour savoir tout ce que ses grands-parents ont fait pendant la seconde guerre mondiale. Dans un premier temps, il réalise un travail documentaire pour permettre à Blanche et Lucien Robène, d'être reconnus Justes parmi les Nations. C'est chose faite en mai 2018, à Pechbonnieu, en Haute-Garonne, là où ils ont vécu et ouvert leur "Chambre de derrière" (ouvrage paru aux éditions L'Harmattan)

Tout le village complice de la maison Robène

Le MRPGD, le mouvement de résistance des prisonniers de guerre et déportés  installe son camp de base pour la Haute-Garonne dans la maison Robène. C'est comme ça qu'Edgar Morin, l'un de ses membres y séjourne un moment et le raconte dans l'un de ses ouvrages. Clara Malraux aussi y trouve refuge, comme les malades et les convalescents des FFI - FTP (le mouvement de résistance intérieure créé à la fin de l'année 1941 par le parti communiste français) ou encore des résistants de la 35ème brigade MOI (Main d'Oeuvre Immigrés).

Tout se déroule dans une clandestinité si bien orchestrée au cœur de ce village du Nord toulousain que la générosité et le courage de Blanche et Lucien Robène sont restés longtemps inconnus, y compris au sein de leur propre famille. 

A l'école, les institutrices recevaient des enfants et lorsque le gouvernement de Vichy a demandé aux préfets d'obtenir la liste de tous les enfants qui étaient dans les écoles, l'école de Pechbonnieu n'a fourni aucun nom (...) L'épicière qui donnait des denrées alimentaires bien davantage que ce que permettaient le nombre de tickets de rationnement de mes grands-parents, elle savait bien qu'il y avait du monde à nourrir.

Laurent Robène : "Tout le village de Pechbonnieu était au courant"

Le portrait de Blanche et Lucien, les grands-parents de Laurent Rubène est désormais accroché à la vitrine du magasin d'optique installé à l'adresse de l'ancienne maison Robène.

Ecoutez le reportage autour de "La chambre de derrière" de Laurent Robène aux éditions L'Harmattan.