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Près des sites Seveso en Isère, il faut aménager des logements pour protéger les habitants en cas d'alerte

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Par , France Bleu Isère
Salaise-sur-Sanne, France

Un plan de protection des risques technologiques est en préparation dans les communes proches de la plateforme chimique de Saint-Clair/Les Roches-de-Condrieu. Comme pour le PPRT de Roussillon/ Salaise-sur-Sanne qui l’a précédé, des habitants devront faire aménager une pièce de confinement chez eux.

La plateforme chimique de Roussillon a son PPRT depuis juillet 2014.
La plateforme chimique de Roussillon a son PPRT depuis juillet 2014. © Radio France - Jacky Page

Que peut-on faire ou construire autour d’une zone industrielle comportant des sites potentiellement dangereux ? C’est ce qu’encadre un PPRT, plan de protection des risques technologiques. Au préalable, une carte des aléas est tracée. Le site industriel est entouré de plusieurs cercles concentriques du rouge au vert. Dans la zone rouge, on ne construit plus. Dans les zones bleues, on peut encore construire sous conditions, et en tout cas pas des établissements de secours. La zone verte bénéficie de plus de souplesse, mais peut faire l’objet de recommandations.

La plateforme chimique de Saint-Clair/ Les Roches va avoir son PPRT. Il a été débattu récemment lors d’une première réunion publique, et plusieurs étapes seront nécessaires, dont une enquête d’utilité publique lancée à l'automne, en vue d'une entrée en vigueur en début d'année 2018. Autrement dit, dans les huit communes qui se trouvent dans le périmètre concerné, l'urbanisation va devoir prendre en compte les risques d'accidents industriels, pollution toxique, incendie, explosion, sachant que le site comporte deux installations classées Seveso seuil haut.

Une pièce de confinement

Les particuliers dont les logements sont les plus proches devront justifier de fenêtres suffisamment étanches, et faire aménager une pièce de confinement en cas d'alerte. A Saint-Clair-du-Rhône, où beaucoup de logements ont été construits autour des usines à une période où on ne se posait pas trop de questions, le maire Olivier Merlin dénombre 570 foyers concernés. Une expérience déjà vécue plus au sud, par la population qui dépend du PPRT de Roussillon/ Salaise-sur-Sanne. Le PPRT date de 2014 et 81 logements doivent se conformer aux nouvelles normes. Les travaux sont aujourd’hui réalisés dans la moitié d'entre eux. Gilles Vial, le maire de Salaise-sur-Sanne, rappelle que c’est impératif. Du reste, ceux qui ne le feraient pas seraient confrontés au problème au moment de vendre leurs biens. Ils seraient invendables sans la réalisation des travaux.

Ces travaux s'imposent par exemple dans certaines avenues des Cités. Les cités à Salaise-sur-Sanne, c'est un quartier ouvrier comme on en faisait entre les deux guerres, avec ses maisons identiques alignées au cordeau juste à côté d'une usine. Un peu trop près compte-tenu des normes de sécurité d'aujourd'hui. Ceux qui sont en première ligne doivent rendre leur maison étanche à une éventuelle alerte chimique. Marcel Clavel est comme beaucoup ici un ancien ouvrier de la chimie. Il a toujours évolué dans ce milieu et ne vit pas en ayant l’impression d’être sans arrêt menacé par une catastrophe imminente.

2000 à 3000 euros en moyenne

Les experts sont venus chez lui. Ils ont préconisé de nouvelles fenêtres double-vitrage, et ont décidé que sa chambre serait une pièce de confinement. « Ils passent du gaz pour voir si c’est étanche, ils doivent aussi changer la fenêtre et la porte pour que tout soit étanche. » En cas d’alerte, il sait ce qu’il doit faire. Se retrancher dans sa pièce de confinement où il aura prévu de placer de l’eau, et un poste de radio. La radio, c’est pour être informé du déroulement des événements. Et c’est officiellement France Bleu Isère qu’il faut écouter.

Les travaux chez Marcel ne coûteront rien. La PARI, programme d’accompagnement sur les risques industriels, les subventionne à 90%. La ville de Salaise-sur-Sanne prend à sa charge les 10% restants. La facture est de 2000 à 3000 euros en moyenne. Le dispositif de financement arrive à expiration fin 2017. Il faudra ensuite que les partenaires se retrouvent pour imaginer la suite. Le maire, Gilles Vial, espère qu'on pensera alors aux entreprises, car si les particuliers ont eu droit à des aides, les artisans et commerçants par exemple doivent autofinancer les aménagements de leurs locaux. Le maire redoute de voir ainsi apparaître des friches désertées par les activités économiques.

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