Société

Prévisions de l'INSEE : le rebond de la croissance confirmée, pas la reprise de l'emploi

France Bleu vendredi 3 avril 2015 à 8:01

L'Insee a revu ses prévisions de croissance à la hausse
L'Insee a revu ses prévisions de croissance à la hausse © MaxPPP

L'INSEE a publié jeudi soir ses nouvelles prévisions pour l'année 2015 : l'institut prévoit une croissance de 1,1% au premier semestre, un niveau qui n'avait plus été atteint depuis 2011. Mais ce ne sera pas suffisant pour permettre la reprise de l'emploi : le chômage devrait, lui, atteindre 10,2% à la mi-2015

La croissance repart à la hausse, en ce début d'année 2015 : l'Insee a publié ce jeudi ses nouvelles prévisions statistiques pour les premiers mois de l'année, et confirme le scénario d'un rebond de la croissance. Il prévoit donc une croissance de 0,4% au premier trimestre (contre 0,3% prévus jusqu'à présent), et 0,3% pour le deuxième trimestre. Cela signifierait qu'au terme du premier semestre, la croissance serait de 1,1% sur un an, un niveau qui n'avait pas été atteint depuis 2011.

De fait, une croissance supérieure à 1% est "quelque chose qui semble réaliste ", selon Vladimir Passeron, chef du département de la conjoncture à l'Insee. Il suffirait en effet que la croissance des deux derniers trimestres soit de 0,2% ou 0,3% pour atteindre ce taux. Ce sont notamment la baisse du prix du pétrole, et celle du cours de l'euro, qui doivent favoriser la croissance.

Pas de baisse du chômage

En revanche cette reprise ne sera pas suffisante, à elle seule, pour relancer l'emploi : "tant que nous n'avons pas une croissance plus forte, autour de 1,5%, il est difficile de créer de l'emploi ", a expliqué le Premier ministre Manuel Valls. Mi-2015, le taux chômage devrait donc atteindre 10,2% en métropole, soit un niveau inégalé depuis fin 1997, il y a près de 20 ans. 

Comment expliquer cela ? C'est l'investissement, et non la croissance, qui favorise l'emploi. Or, pour que les entreprises soient enclines à investir, il faut un climat de croissance. Vladimir Passeron de l'Insee ajoute qu'on "s'attend à une légère augmentation de l'emploi total, de l'ordre de 20.000 emplois, mais la population active augmente environ de 60.000 personnes ".