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Société

Prime à la conversion : les casses automobiles du nord Franche-Comté débordent

mardi 12 mars 2019 à 18:26 Par Nicolas Wilhelm, France Bleu Belfort-Montbéliard

C'est l'un des effets de l’augmentation de la prime à la conversion. Les casses automobiles sont surchargées de travail. Etat des lieux en nord Franche-Comté.

Le parc de Stand 90 à Bavilliers peut accueillir prés d'un millier de véhicules. Avec la prime à la conversion, il est parfois obligé de refuser de nouvelles arrivées.
Le parc de Stand 90 à Bavilliers peut accueillir prés d'un millier de véhicules. Avec la prime à la conversion, il est parfois obligé de refuser de nouvelles arrivées. © Radio France - Nicolas Wilhelm

Franche-Comté, France

Les carcasses s’empilent dans les parcs et certaines enseignent ne peuvent plus recevoir les vieilles voitures des particuliers. Pour tenter de mettre fin à la crise des gilets jaunes, l’Etat a décidé d’augmenter la prime à la conversion écologique. Elle a doublé pour les ménages les plus modestes. Selon les revenus, il est possible aujourd’hui de recevoir jusqu’à 4 000 euros pour l’achat d’un véhicule thermique neuf ou d’occasion et jusqu'à 5 000 € pour l'achat d'un véhicule électrique ou hybride.

Les casses obligées de refuser des voitures

C'est l'embouteillage dans les parcs des casses automobiles du nord Franche-Comté. Elles accueillent de plus en plus de véhicules destinés à la destruction. A Brevilliers prés d'Héricourt, le doublement de la prime a eu un effet direct sur l'activité de Stock Casse 70 " En janvier et février, on a rentré environ 1 200 véhicules sur nos deux sites de Brevilliers et Besançon. Habituellement, c'est 300 de moins. Les gens sont vraiment intéressés par cette prime" explique le patron Thierry Marie.

La dépollution, un travail fastidieux et chronophage

" On a rentré beaucoup plus de véhicules hors d'usage. On peut accueillir un millier de voitures mais au delà, c'est compliqué. Déjà, il faut aller les chercher, les dépolluer. Cela demande du travail et du personnel"  ajoute explique Romain Camilleri, co-gérant de la casse automobiles Stand 90 à Bavilliers. Les casses autos sont parfois obligés de refuser des véhicules. Stand 90 travaille aussi avec des concessionnaires. Jusqu'à 150 voitures sont restés bloqués chez l'un d'eux faute de place dans le parc de Bavilliers.

Des véhicules détruits alors qu'ils sont en bon état

C'est la dépollution des véhicules qui prend le plus de temps : on retire les batteries, l'huile, les faisceaux, les catalyseurs avant de démonter les pièces pouvant être revendus. Le revers de la médaille c'est que certaines voitures sont détruites alors qu'elles sont encore en bon état. " On se demande pourquoi certaines voitures partent à la casse. Elles sont encore en bon état et n'ont pas un kilométrage très élevé. Effectivement, on a l'impression d'un gâchis. c'est le contexte qui fait que les gens veulent profiter de cette prime" explique Romain Camilleri de Stand 90.