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Société

Prison : des dizaines de smartphones découverts à Fleury-Mérogis

mercredi 18 avril 2018 à 8:05 Par Martine Bréson, France Bleu Paris et France Bleu

Une trentaine de téléphones portables, smartphones, I Phone et montres connectées ont été découverts à l'intérieur de la prison de Fleury-Mérogis (Essonne) mardi. Ils se trouvaient dans les sanitaires et dans la cellule d'un détenu.

La prison de Fleury-Mérogis (essonne)
La prison de Fleury-Mérogis (essonne) © AFP - Julien Mattia

Fleury-Mérogis, France

Des dizaines de smartphones introduits illégalement dans la plus grande prison d'Europe à Fleury-Mérogis (Essonne) ont été saisis mardi en fin d'après-midi. 

Un gardien alerté par le comportement étrange d'un détenu

C'est le comportement bizarre d'un détenu qui a mis la puce à l'oreille d'un surveillant, indique le bureau local du syndicat FO Pénitentiaire.  Sur le chemin de sa cellule vers le parloir, le détenu a demandé à aller aux toilettes. Lorsqu'il est ressorti, les surveillants ont fouillé les sanitaires et ont découvert plusieurs smartphones déposés dans les cabines, raconte le syndicat. La cellule de ce détenu a été fouillée. Les gardiens y ont trouvé "une trentaine de téléphones et des montres connectées". 

Une hausse des trafics en prison 

Le parquet d'Evry a ouvert une enquête pour "recel de biens provenant d'un délit". La brigade de recherches de la gendarmerie d'Evry devra déterminer comment ces smartphones ont pu entrer dans la prison malgré les mesures de sécurité.  "L'importance de ce trafic démontre la montée du "caïdat" au sein de nos détentions, qui est responsable en partie des différentes formes de violence et d'intimidation, tant sur le personnel que sur la population pénale", s'est indigné FO Pénitentiaire, dans un communiqué. "Il y a une recrudescence des trafics en prison, on doit pouvoir fouiller les détenus", a renchéri le délégué local, Thibault Capelle. 

Les gardiens souhaitent une fouille à nu systématique des détenus  

Fleury-Mérogis, où sont incarcérés 4.300 détenus, a été l'un des foyers de la contestation lors du vaste mouvement revendicatif des surveillants pénitentiaires en janvier 2018. Les syndicats réclamaient notamment l'abrogation de l'article 57 de la loi pénitentiaire. Cette loi oblige à justifier la fouille à nu d'un détenu et empêche de rendre cette procédure systématique.