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Prison des Groues : la ville d'Orléans propose à l'Etat une alternative

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Par , France Bleu Orléans

La ville d'Orléans souhaite toujours que l'Etat renonce à construire une prison baptisée "structure d'accompagnement vers la sortie" aux Groues, là où elle veut implanter une ferme solaire. La ville propose aujourd'hui à l'Etat un autre site : celui de l'actuel centre de détention de Saran...

La proximité avec les bus desservant le centre-ville est un des arguments développés par l'Etat dans le choix du site des Groues pour implanter cette SAS
La proximité avec les bus desservant le centre-ville est un des arguments développés par l'Etat dans le choix du site des Groues pour implanter cette SAS © Radio France - Capture d'écran enquête publique

Le projet d'une nouvelle prison sur le terrain des Groues à Orléans finira-t-il par aboutir ? L'Etat veut construire sur ce site un établissement pénitentiaire un peu particulier de 120 places, baptisé SAS pour "structure d'accompagnement vers la sortie". Mais la nouvelle municipalité d'Orléans ne veut pas en entendre parler car elle veut installer au même endroit une ferme solaire pour fournir de l'électricité au futur écoquartier des Groues : elle propose aujourd'hui à l'Etat une alternative.

Un avis favorable au permis de construire aux Groues

Une SAS est un lieu censé préparer les détenus en fin de détention à leur retour dans la vie civile : une prison nouvelle formule pour mieux favoriser la réinsertion et éviter la récidive. Pour ce projet à Orléans, l'Etat a acquis un terrain aux Groues il y a 3 ans - en contrepartie, l'Etat a vendu à la ville d'Orléans le site de l'ancienne maison d'arrêt transformée depuis en centre aqualudique. Une enquête publique a eu lieu en juin 2019 ;  le 12 juin 2020, Olivier Carré, alors maire d'Orléans, a donné un avis favorable pour le permis de construire, permis que l'Etat a délivré le 2 novembre 2020.

Vue du site retenu pour la SAS aux Groues, avec au premier plan la cité du colonel de Queyriaux et en arrière-plan la chaufferie des Groues
Vue du site retenu pour la SAS aux Groues, avec au premier plan la cité du colonel de Queyriaux et en arrière-plan la chaufferie des Groues © Radio France - François Guéroult

"Cet avis favorable du maire de l'époque a été donné 15 jours avant le 2ème tour des élections municipales, sans en informer les conseillers municipaux", s'étrangle son successeur, Serge Grouard. Le maire d'Orléans précise qu'il n'est pas hostile au projet en soi - "On a évidemment besoin de cette structure, la lutte contre la récidive est un enjeu majeur" - mais pas à cet endroit. "Les objectifs d'un écoquartier ne sont pas compatibles avec un tel équipement, poursuit-il, alors qu'à l'inverse, dans cette bordure des voies de chemin de fer, le projet d'une ferme solaire photovoltaïque est particulièrement bien ciblé. Nous souhaitons donc racheter ce terrain."

Proposition d'édifier la SAS à Saran, sur le site du centre de détention

En octobre dernier, la ville d'Orléans avait annoncé de manière péremptoire lors d'un conseil municipal que "le projet de SAS aux Groues était abandonné", et qu'elle avait de toute façon les moyens de bloquer le dossier, en refusant, avec la métropole, de réaliser les travaux de voierie et de réseaux préalables à la construction. En novembre, une réunion houleuse a eu lieu à la préfecture : Pierre Pouëssel, alors préfet, répliquait qu'il était hors de question de renoncer vu l'urgence du projet, le bras de fer semblait donc inévitable.

Le ton aujourd'hui est à l'apaisement : "Nous voulons contribuer à la réalisation de ce projet de SAS, mais sur un autre site", explique Serge Grouard. La ville d'Orléans propose que cette nouvelle structure soit édifiée à côté du centre de détention de Saran. "Il y a de la surface disponible, et cela permettra de faire des économies de fonctionnement." Quant au problème de l'éloignement du centre-ville, où certains détenus de la SAS peuvent être appelés à se rendre pour leur rendez-vous nécessaires à leur réinsertion - emploi, logement - la ville se dit prête à prendre en charge une navette électrique : "Nous sommes prêts à accompagner l'Etat financièrement sur cette question, et bien que ce ne soit pas notre compétence."

Reste à convaincre l'Etat, qui a déjà, de fait, renoncé à son objectif d'une mise en service de la SAS en 2022. L'espoir initial était de l'inaugurer avant l'élection présidentielle, c'est désormais hors de portée. L'administration pénitentiaire elle-même parle maintenant d'un horizon 2023 : aux Groues ou à Saran ? la question est posée.

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