Société

Prix des obsèques : une enquête de Familles rurales relève des écarts de prix considérables

Par Mélodie Pépin, France Bleu mardi 31 octobre 2017 à 5:02

Organiser des obsèques revient plus cher sur internet qu'en boutique, selon une enquête de Familles rurales.
Organiser des obsèques revient plus cher sur internet qu'en boutique, selon une enquête de Familles rurales. © Maxppp - Philippe Arnassan

Les sociétés de pompes funèbres peuvent pratiquer des prix abusifs selon une enquête de Familles rurales. L'association dénonce des écarts de prix qui peuvent aller du simple au quintuple.

L’organisation de consommateurs Familles rurales a fait établir 37 devis auprès de différentes sociétés dans 13 départements, entre août et septembre, avec une demande simple: organiser les obsèques les moins chers possibles. Voici le résultat : pour une inhumation, les prix varient entre 860 et 4500 euros d’une société à l’autre, des tarifs jusqu’à cinq fois plus cher ! L'écart est de 1 à 3 pour une crémation, comptez entre 1300 et 4000 euros.

L’association relève aussi que ce n'est pas sur internet que c'est le moins cher. Au contraire, en ligne les tarifs sont en moyenne 300 à 400 euros supérieurs qu’en boutique. Autre enseignement de cette enquête, il vaut mieux se rendre chez un artisan local souvent plus compétitif que les grands groupes.

Comment faire pour éviter les abus ?

Familles rurales recommande de faire plusieurs devis, et surtout de faire attention à ce qu'il y a dedans. Souvent des options sont imposées faisant grimper la facture. Par exemple, dans 7 devis sur 10, l’association a relevé des frais de conservation du corps, ou un séjour en chambre funéraire, ou encore, une publication au journal officiel, alors que ces frais ne font pas partie des prestations obligatoires.

Autre conseil, dans ces périodes de grande fragilité, il est plus prudent d’être accompagné quand on se rend dans une société de pompes funèbres, d’autant plus que le délais pour s’organiser est court, seulement 6 jours après la date de décès.

Inhumation ou crémation, un choix de plus en plus écolo

Au-delà de la dimension religieuse ou philosophique que représente le choix des funérailles, s’ajoute aujourd’hui l’enjeu écologique. Gommer son emprunte carbone même après la mort devient un argument. Inhumation ou crémation, quelle option est la moins polluante ?

La crémation rejette moins d'émissions de CO2 selon une étude commandée par la mairie de Paris. L’inhumation (de la prise en charge du corps jusqu’à la fin d’une concession de 30 ans) équivaut à 3.6 crémations ou 4000 kilomètres parcourus en voiture.

A moins que bientôt on choisisse la liquéfaction, encore plus écolo. En Californie, cette option sera possible d’ici 2020. La technique consiste à plonger le corps dans un bain chimique alcalin qui va dissoudre les protéines, le sang et la graisse au bout de 3 à 16 heures.