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Attentat de Conflans : le monde enseignant sous le choc en Alsace

- Mis à jour le -
Par , France Bleu Alsace, France Bleu Elsass

Un hommage national sera rendu en mémoire de ce professeur d'histoire, assassiné dans les Yvelines, quelques jours après avoir montré les caricatures de Mahomet à ses élèves. Le monde enseignant est sous le choc, et l'Alsace ne fait pas exception. Des rassemblements sont prévus ce dimanche.

"Le prochain cours sur la liberté d'expression sera forcément pris par les enseignants avec une certaine dose d'appréhension", estime un syndicaliste alsacien
"Le prochain cours sur la liberté d'expression sera forcément pris par les enseignants avec une certaine dose d'appréhension", estime un syndicaliste alsacien © Maxppp - Stéphanie Para

Les vacances de la Toussaint commence de manière extrêmement pesante pour tous les enseignants alsaciens. "Ce sont les valeurs les plus fondamentales de la République qui sont touchées", a estimé ce samedi 17 octobre Jean Castex. Le premier ministre recevait les syndicats d'enseignants, sous le choc après la mort de ce professeur d'histoire décapité, à Conflans-Sainte-Honorine, dans les Yvelines.

"C'est un état de choc, c'est terrible, un collègue est mort pour avoir fait son métier", s'indigne Arnaud Sigrist, co-secrétaire du syndicat SNES-FSU à Strasbourg. "Enseigner l'esprit critique pour un enseignant, c'est la base du métier, quelle que soit la matière".

"Tout enseignant va maintenant se poser la question de présenter ces sujets"

Selon lui, cela va forcément rajouter de l'angoisse pour les professeurs au moment d'aborder désormais ces notions : "Tout enseignant va maintenant se poser la question de présenter ces sujets, le prochain cours sur la liberté d'expression sera forcément pris par les enseignants avec une certaine dose d'appréhension".

Le SNES-FSU, premier syndicat du second degré a appelé à une minute de silence ce samedi dans les établissements qui sont ouverts. "Mais il va falloir une réaction au-delà de l'école, les enseignants ne doivent pas rester seuls", estime Séverine Charret, co-secrétaire académique du syndicat. 

"Il faut redonner du soutien aux enseignants, c'est un métier difficile, qui a parfois été déconsidéré, y compris au sein du gouvernement" - Séverine Charret, co-secrétaire académique du SNES-FSU

"Il faut apporter aux collègues qui peuvent être en difficulté tout le soutien nécessaire, l'école ne doit pas renoncer à ses missions'" estime-t-elle. L'intersyndicale FSU, UNSA SGEN CFDT et FCPE du Haut-Rhin appelle à un rassemblement dimanche 18 octobre à 15 heures, à Mulhouse, Place de la Réunion. A Strasbourg, un appel au rassemblement est également prévu à 15h place de la République.

Un soutien des élus alsaciens

Les politiques alsaciens ont aussi fait part de leur émotion après l'attentat d'hier : "S'attaquer à la communauté éducative, à la liberté d'enseigner, c'est s'attaquer à la République" a écrit la députée européenne Fabienne Keller sur Twitter. Le président de la région Grand Est, Jean Rottner, a lui aussi réagit :

Et puis autre réaction : celle des responsables de la Grande mosquée de Strasbourg, qui condamnent un acte "barbare et odieux (...), un acte qui ne peut trouver aucune justification dans aucune morale, éthique ou religion" écrivent-ils dans un communiqué.

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