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Société

Professeur, la profession qui subit le plus de violences verbales

jeudi 3 juillet 2014 à 5:00 Par Martine Bréson, France Bleu Paris

D’après une étude de l'INSEE, 12% des professeurs mais aussi les CPE (Conseillers principaux d'éducation) et les directeurs déclarent avoir été victimes d'insultes ou de menaces verbales au cours de l'année écoulée. C'est cinq points de plus que pour les autres professions.

école
école © Radio France

Cette réalité, qui n'est pas assez prise en compte , représente un vrai traumatisme pour les enseignants. Dans l’année qui suit l’incident, en moyenne, 46 % des personnels de l’Éducation nationale menacés ou insultés dans l’exercice de leur métier signalent des séquelles comme des troubles du sommeil ou une perte de confiance en soi.

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Dans le second degré ce sont des élèves qui insultent ou menacent les professeurs, dans le premier degré ce sont des adultes, principalement les parents de l’enfant, qui agressent les enseignants.

Si les femmes ne sont pas plus insultées que les hommes, en revanche les jeunes professeurs (moins de 30 ans) sont plus souvent pris à partie que les personnels de 50 ans et plus. La plus grande expérience professionnelle des personnels plus âgés, mais aussi le parcours professionnel des enseignants du second degré, notamment le lieu où ils exercent, peuvent en partie expliquer cette différence. En effet, les enseignants démarrent souvent leur carrière en collège dans des établissements où le climat scolaire est plus dégradé et, avec l’ancienneté, exercent dans des établissements moins exposés aux violences.

L’insulte s’est banalisée et les directeurs d’établissement ont du mal à traiter le problème . Une insulte à un professeur conduit rarement l’élève devant un conseil de discipline. Pour les directeurs d’établissement, réunir trop souvent un conseil de discipline pourrait le cataloguer et faire penser au Rectorat que son lycée ou son collège est mal tenu. Du coup, les directeurs hésitent à employer les grands moyens pour une insulte ou une menace verbale.

Pour les syndicats cette "banalisation" de l’insulte est l’une des raisons de la dégradation des conditions de travail.

Pour les syndicats, éviter de surcharger les classes serait un premier pas pour faire baisser les tensions. Ils estiment aussi que la mise en place de formations spécifiques pour apprendre à gérer les moments de tension serait une bonne chose.

A noter que les violences physiques contre les personnels de l’Éducation nationale (professeurs des écoles, enseignants du second degré, conseillers et assistants d’éducation, chefs d’établissement) sont relativement rares.

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