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Projet de loi contre les séparatismes : "Il y a beaucoup de fantasmes qui circulent sur l'école à la maison"

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Par , France Bleu Hérault

Près de 200 parents et enfants se sont rassemblés à Montpellier, ce samedi 5 décembre 2020, pour défendre l'instruction en famille (IEF). Dans son projet de loi contre les séparatismes, le gouvernement veut rendre l'école obligatoire à partir de trois ans, ce qui mettrait fin à l'IEF.

Pour les parents qui manifestent, le projet de loi contre les séparatismes est une loi liberticide.
Pour les parents qui manifestent, le projet de loi contre les séparatismes est une loi liberticide. © Radio France - Clara GUICHON

Devant la Préfecture, cinq enfants, allongés sur un grand tissu blanc, finissent de colorier la banderole qui servira à guider le cortège : "Tous unis pour la liberté d'instruction". Ce samedi 5 décembre 2020, à 14h, près de 200 parents et enfants se sont réunis pour défendre l'école à la maison. Le gouvernement planche sur un texte, le projet de loi contre les séparatismes, qui vise à rendre l'école obligatoire à partir de trois ans. Cette mesure signerait la fin de l'instruction en famille (IEF), un mode d'enseignement pris en charge par les familles.

Les deux fils d'Isabelle ont fait l'école à la maison. "Mon plus grand garçon, Olan, a aujourd'hui 16 ans et il est très épanoui, raconte la maman de 46 ans. Il a appris à lire tout seul à 8 ans. Il ne voulait plus que ça soit moi qui lui raconte les histoires, il voulait les lire seul. Aujourd'hui, c'est un passionné de lecture!"

Son plus jeune fils, Yanou, a 13 ans. "Je suis gêné que l'école à la maison puisse être interdit, explique le petit garçon. J'ai envie d'avoir la liberté d'apprendre, de faire de l'écriture et de la lecture quand j'en ai envie. Et puis, si je devais aller à l'école, je ne pourrais plus m'occuper de l'écurie ou faire du monocycle", indique-t-il, les mains sur la selle de son vélo à une roue.

"Touche pas à ma liberté d'instruction"

Le gouvernement souhaite rendre l'école obligatoire dès trois ans pour lutter contre les phénomènes de radicalisation. "C'est un prétexte, sourit Elisabeth Lefeuvre, l'une des organisatrices du rassemblement. Il y a beaucoup de fantasmes sur l'instruction en famille car il n'y a aucune preuve de ce lien de cause à effets. Au contraire, les terroristes sortent de l'école de la République. Je crois que les politiques instrumentalisent l'IEF pour dire 'vous voyez, on fait quelque chose'".

C'est une loi qui infantilise les parents et les enfants - Elisabeth Lefeuvre, l'uns des organisatrices de la mobilisation.

Il est difficile de mesurer le nombre de parents qui font l'école à la maison dans le département, mais pour Elisabeth Lefeuvre, tout le monde est concerné : "Aucun parent ne peut dire aujourd'hui qu'il ne retirera pas son enfant de l'école pour un cas de harcèlement, de phobie scolaire, de problèmes d'apprentissage ou de non-prise en compte d'un handicap." Le collectif compte organiser un autre rassemblement en janvier, lorsque le projet de loi contre les séparatismes sera examiné à l'Assemblée Nationale.

Les enfants finalisent la banderole de tête du cortège.
Les enfants finalisent la banderole de tête du cortège. © Radio France - Clara GUICHON
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