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Sécurité globale : la Ligue des droits de l'Homme de la Loire dénonce "une toute puissance donnée à la police"

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Par , France Bleu Saint-Étienne Loire

Les députés examinent depuis mardi une proposition de loi baptisée "sécurite globale", proposée par des députés LREM. Le texte est très contesté, notamment par la Ligue des droits de l'Homme (LDH).

Des opposants au projet de loi manifestent aux abords de l'Assemblée nationale le 17 novembre 2020.
Des opposants au projet de loi manifestent aux abords de l'Assemblée nationale le 17 novembre 2020. © Maxppp - Alexis Sciard

Des manifestations ont eu lieu mardi dans plusieurs villes (Paris, Toulouse, Lyon, Rennes) pour dénoncer la proposition de loi sur la sécurité globale, que les députés examinent cette semaine. Le texte est particulièrement contesté pour son article 24, qui prévoit de pénaliser d'un an de prison et de 45.000 euros d'amende la diffusion de "l'image du visage ou tout autre élément d'identification" d'un policier ou d'un gendarme en intervention lorsque celle-ci a pour but de porter "atteinte à son intégrité physique ou psychique".

Continuer à contrôler l'action des policiers

Des syndicats de journalistes, mais aussi la Ligue des droits de l'homme dénoncent une entrave à la liberté d'informer. La LDH va même plus loin : elle s'inquiète de l'émergence d'un statut d'intouchable pour les forces de l'ordre. "Un article de la Déclaration universelle des droits de l’homme dit que tout fonctionnaire doit rendre compte de son action", explique Jean-Marie Fayol-Noireterre, ancien président de la LDH dans la Loire. Pour lui, les vidéos, les photos d'intervention policières "sont un moyen pour la police d'être contrôlée". Et selon lui, les contrôles de la police doivent pouvoir continuer. 

Invité 7h46 : Jean-Marie Fayol-Noireterre

"On ajoute le floutage (évoqué par le ministre de l'Intérieur il y a quelques jours, ndlr), on ajoute récemment dans les procédures judiciaires l'absence du nom des policiers qui entendent des personnes. Je crois qu'on est dans une toute puissance qui serait donnée à la police", s'inquiète Jean-Marie Fayol-Noireterre.

Rassemblements à Saint-Étienne

L'ancien président de la Ligue des droits de l'homme dans la Loire s'interroge sur plusieurs autres dispositions de la proposition de loi "sécurité globale", comme l'utilisation par la police municipale de drones pour certaines missions, sur autorisation du préfet, mais aussi la possibilité d'élargir le champ d'intervention des polices municipales. Jean-Marie Fayol-Noireterre pose la question de la formation de ces agents. La Ligue des droits de l'homme de la Loire organise un rassemblement contre la proposition de loi samedi 21 novembre. D'autres organisations appellent à se réunir ce mercredi soir, à 18h place Jean-Jaurès à Saint-Étienne

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