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Bientôt un "permis" obligatoire pour acheter un chien ou un chat ?

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Par , France Bleu Provence

Pour lutter contre la maltraitance et l'abandon d'animaux, Loïc Dombreval, député LREM des Alpes-Maritimes, a remis au Premier ministre 120 propositions parmi lesquelles l'idée d'un "permis", ou plutôt un test de connaissances, pour pouvoir adopter un chien ou un chat.

Chaque année, 200.000 animaux de compagnie sont abandonnés en France, selon Loïc Dombreval
Chaque année, 200.000 animaux de compagnie sont abandonnés en France, selon Loïc Dombreval © Maxppp - ©Vincent Voegtlin

Il faudra peut-être bientôt passer un genre de permis, ou plutôt, un questionnaire gratuit (QCM), pour avoir un chien ou un chat. Et il sera peut-être aussi interdit de les acheter dans les animaleries. Voilà quelques-unes des 120 propositions déposées sur le bureau du Premier ministre, ce mardi 23 juin, par Loïc Dombreval, qui veut lutter contre l'abandon d'animaux. Il y en a 200.000 chaque année, selon le député LREM des Alpes-Maritimes qui souhaite aussi en finir avec la maltraitance animale. "Ce test n'est pas quelque chose pour embêter les Français mais pour les responsabiliser", explique l'élu maralpin :

Interview de Loïc Dombreval, député LREM des Alpes-Maritimes

En tout cas, l'idée d'un QCM divise les Provençaux rencontrés, ce mercredi, à Plan de Campagne. "Un permis ! Un permis pour avoir un mari ou une femme, aussi, non ? Il faut arrêter !", lâche Martine, qui habite Saint-Savournin. En fait, cette retraitée est tellement attachée aux animaux qu'elle ne peut pas concevoir qu'on en vienne à faire des tests pour lutter contre les abandons. "Moi, les animaux, c'est ma vie et j'en prends soin comme des enfants", souffle l'intéressée.

Un engagement affectif et financier sur plusieurs années

Malheureusement, tout le monde n'a pas un cœur gros comme celui de Martine. "Certaines personnes ont trop tendance à l'oublier, mais un animal, c'est un investissement affectif et financier sur plusieurs années, souligne Caroline, 25 ans. Les chiens, comme les chats, ne sont pas que des boules d'amour uniquement. Ce sont aussi des soucis, comme quand on veut un enfant. Il faut penser qu'il sera malade, qu'il aura son caractère. Donc, oui, prendre un animal, ça se réfléchit longtemps à l'avance."

Reportage à Plan de Campagne

Casser la chaîne "qui ne fait que reproduire de une misère animale"

Ce test, auquel Caroline est favorable, comporte néanmoins des limites. "Si vous échouez, vous pouvez le repasser jusqu'à l'obtention", précise Loïc Dombreval. En clair, rien n'empêchera un futur propriétaire mal préparé d'adopter un animal. "Le but, c'est vraiment que les gens prennent conscience qu'ils ont à faire à un être vivant, pas à un bien de consommation", complète le député de la majorité.

D'ailleurs, l'élu du Palais Bourbon propose notamment d'interdire la vente de chiens ou de chats dans les animaleries. "Dans certains de ces magasins, les animaux sont proposés comme des produits et jetés de la même manière qu'un produit de consommation, ce qui alimente une chaîne qui ne fait que reproduire une misère animale, déplore Chirstophe Marie, porte-parole de la Fondation Brigitte Bardot et favorable à cette interdiction. Il faut, plaide-t-il, que l'on encourage l'adoption des animaux dans les refuges ou chez des éleveurs."

Interview de Christophe Marie, porte-parole de la Fondation Brigitte Bardot.

Renforcer les sanctions pénales

Mais le moyen le plus efficace pour lutter contre cette maltraitance et ces abandons d'animaux est peut-être de renforcer les sanctions pénales encourues. Dans son rapport, Loïc Dombreval propose que les auteurs de ces délits risquent une peine de trois ans de prison et 45.000 euros d'amende, contre 30.000 euros et deux ans de prison actuellement. 

"Ça serait une bonne chose, estime Isabelle Gharbi-Terrin, avocate spécialisée dans la cause animale. Car actuellement, dit-elle, une loi autorise des aménagements de peine pour ceux qui ont un casier judiciaire vierge et qui sont condamnés à des peines allant jusqu'à 2 ans de prison... Si on donne une peine de 3 ans de prison les propriétaires qui violentent ou abandonnent leurs animaux, à ce moment là, les peines seront vraiment appliquées... Et elles auront un réel effet dissuasif."

Interview d'Isabelle Gharbi-Terrain, avocate spécialisée dans la cause animale.

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