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Puy-de-Dôme : la préfecture lance l'éthylotest au démarrage

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Par , France Bleu Pays d'Auvergne

Après une phase de test dans sept départements l’année dernière, les préfets peuvent proposer l’éthylotest anti-démarrage, en alternative à la suspension de permis. Après trois premiers mois de l'année marqués par de nombreux accidents, la préfecture du Puy-de-Dôme a décidé de lancer le dispositif.

Ce lundi, une opération de sensibilisation a eu lieu près de Pessat-Villeneuve
Ce lundi, une opération de sensibilisation a eu lieu près de Pessat-Villeneuve © Radio France - Olivier Vidal

Dans le Puy-de-Dôme, "l’alcool est en cause dans 40 % des accidents mortels depuis le début de l’année" rappelle la préfète Anne-Gaëlle Baudouin-Clerc. De ce constat, est donc née une envie très forte de la représentante de l'Etat de s'attaquer à ce "fléau".

L’éthylotest anti-démarrage (EAD) permet de mesurer le taux d’alcool dans l’air expiré avant de démarrer un véhicule. Si le taux est positif, si le conducteur est alcoolisé, son véhicule ne pourra pas démarrer. Un 2ème contrôle est effectué entre 5 et 30 minutes plus tard pour vérifier que le taux d'alcool n'est pas dans une phase ascendante.

Une sanction alternative à la suspension du permis

Le dispositif s'adresse à des primo-délinquants, arrêtés au volant de leur véhicule avec un taux d'alcool de 0,8g à  1,8g/l de sang. La préfecture peut prendre alors un arrêté permettant au contrevenant -s'il l'accepte- de conduire uniquement des véhicules équipés d’un EAD en lieu et place de l’arrêté de suspension administrative du permis.

La préfète Anne Gaëlle Baudouin-Clerc a passé sans encombre le test
La préfète Anne Gaëlle Baudouin-Clerc a passé sans encombre le test © Radio France - Olivier Vidal

Le dispositif s’applique pour une période de 6 mois. L'avantage c'est qu'il permet à l'automobiliste de continuer à conduire et donc, pour beaucoup, de conserver son emploi.  
Si une personne bénéficiant de cette alternative est contrôlée alors qu’elle conduit un véhicule non équipé du dispositif ou un véhicule équipé utilisé par un tiers pour permettre le démarrage, elle s’expose à des sanctions pénales, une contravention de 5e classe (1500€) et des peines complémentaires pouvant être la suspension du permis de conduire pour une durée de trois ans au plus, l’obligation d’accomplir, à ses frais, un stage de sensibilisation à la sécurité routière ou encore, la confiscation du véhicule. Les personnes facilitant le démarrage s’exposent aux mêmes peines.

Le système sur le tableau de bord
Le système sur le tableau de bord © Radio France - Olivier Vidal

L’installation de l’EAD est à la charge du contrevenant et doit être mis en place par un professionnel agréé par la préfecture. Le contrevenant peut acheter le dispositif pour environ 1500€ ou le louer pour 6 mois pour environ 1000€. Dans le Puy-de-Dôme, deux entreprises sont agréées : Electric auto à Lempdes et Truck car services à Clermont-Ferrand. 

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