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Quand la virilité nous coûte 100 milliards d'euros !

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Par , , France Bleu

Les dérives de la virilité ont un coût pour notre société et il est pharaonique. Retour sur les origines de la virilité et ses conséquences.

Dans Minute Papillon !, Sidonie Bonnec s'intéresse aux conséquences de la virilité. Lucile Peytavin est historienne et auteure du livre Le coût de la virilité. Elle détaille pour nous son étude qui permet de chiffrer l'incidence de la virilité sur la société française.

Le coût de la virilité

La virilité est associée à la puissance et la robustesse, ce qui tend à identifier les hommes à leurs capacités physiques et aux aptitudes psychologiques qui en découleraient comme le courage, l'énergie, etc.

Cent milliards d'euros par an, c'est la somme supportée par l'État français pour faire face aux comportements asociaux des hommes. Ce chiffre paraît énorme mais il couvre de nombreuses dépenses.

Il y a d'une part les coûts directs pour l'État en frais de justice, en forces de l'ordre ou en services de santé. D'autre part, il faut prendre en compte des coûts indirects liés aux souffrances et aux pertes de productivité des victimes ou des auteurs de ces comportements.

Pour obtenir cette valeur de cent milliards d'euros, Lucile Peytavin a calculé la différence entre les sommes dépensées pour faire face aux comportements asociaux des hommes et à ceux des femmes. Ce qu'elle appelle "le coût de la virilité" est un surcoût qui correspond à ce que la France économiserait si les hommes se comportaient comme les femmes.

D'où vient la virilité ?

La notion de virilité est une construction purement sociale qui s'établit dès l'enfance. Lucile Peytavin constate que, dès les premières années, les modèles ne sont pas les mêmes pour les garçons et les filles. 

Très tôt, on apprend aux petits garçons qu'être un homme, c'est surtout "ne pas être une femme"

Dans la société, les valeurs "viriles" sont valorisées alors qu'on dévalorise tout ce qui est dit "féminin". Les petits garçons intègrent que les traits de caractère que l'on prête au féminin sont méprisables. Dans le même temps, les modèles masculins sont souvent lié à l'action et la transgression. Après tout, même les princes charmants qui font régner la justice le font un glaive à la main. 

Cette dérive entraîne par la suite des comportements sexistes qui empêchent de déconstruire la virilité.

Enfin, contrairement à une idée reçue, la testostérone ne provoque pas l'agressivité. Cette hormone peut être liée de la même façon à des comportements altruistes qu'agressifs. Les hommes ne sont donc pas violents par nature. Inutile de tenter de dissimuler la virilité derrière la masculinité.

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