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Société

Quatre ans d'existence pour le "cimetière naturel" de Niort, le premier de France

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Par , France Bleu Poitou

En février 2014 ouvrait à Niort le premier "cimetière naturel". Il se trouve quartier de Souché. Un concept écologique et une alternative aux cimetières traditionnels. 66 défunts ont fait ce choix depuis quatre ans.

Dans le cimetière naturel de Souché pas de granit mais des tombes végétalisées
Dans le cimetière naturel de Souché pas de granit mais des tombes végétalisées © Radio France - Noémie Guillotin

Niort, France

Dans le cimetière naturel de Souché à Niort, situé juste à côté du cimetière ancien, de l'herbe partout au sol, des arbres. "C'est une parcelle de 4000m² qui ressemble plus à un jardin qu'à un cimetière", fait remarque Eve-Marie Ferrer, paysagiste à la mairie de Niort, elle a participé à la création de ce lieu.

Une alternative aux cimetières traditionnels "où l'on redonne toute sa place à la nature", explique Amanda Clot, responsable des cimetière à la ville de Niort. "Le règlement intérieur interdit les monuments, les caveaux en béton ou encore les fleurs artificielles. L'idée c'est d'autoriser seulement des fleurs naturelles", poursuit-elle. Les cercueils et les urnes sont bio-dégradables.

66 défunts ont fait le choix du cimetière naturel

Depuis quatre ans, il y a eu au cimetière naturel de Souché 21 inhumations de cercueils, 26 inhumations en cavurnes et 19 dispersions des cendres. Un cimetière où l'on ne peut pas réserver son emplacement. "Ce qui décide les familles à choisir ce cimetière c'est le goût du défunt pour la nature. Et puis, il n'y a pas ce côté un peu sinistre. Lorsque les beaux jours sont là c'est très verdoyant, vous pouvez entendre les oiseaux, voir des écureuils", explique Amanda Clot. Le cimetière naturel de Souché vient d'être labellisé refuge LPO pour la qualité de sa biodiversité.

Les noms des défunts dont les cendres ont été dispersées sont inscrits sur des feuilles en laiton - Radio France
Les noms des défunts dont les cendres ont été dispersées sont inscrits sur des feuilles en laiton © Radio France - Noémie Guillotin

Par ailleurs, si des communes se sont montrées intéressées par le concept, une seule pour l'instant aurait suivi l'exemple niortais. "Le sujet de la mort est encore un grand tabou en France. Et puis il y a le lobby du funéraire derrière. C'est un marché énorme et pour eux le cimetière naturel n'est pas intéressant, il n'y a pas de caveau béton, pas de monument en granit", explique la paysagiste, Eve-Marie Ferrer.

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