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Société

Quatre établissements scolaires sont situés sur des sols pollués à Tours

vendredi 12 janvier 2018 à 18:33 Par Annabelle Wanecque, France Bleu Touraine

En France, 1248 établissements recevant des jeunes sont non seulement construits sur d'anciens sites industriels, mais ils sont surtout situés sur des sols contaminés par des hydrocarbures, du plomb ou encore des solvants chlorés. Quatre établissements scolaires sont concernés à Tours.

A Tours, quatre établissements scolaires sont situés sur des sols contaminés par du plomb ou des hydrocarbures
A Tours, quatre établissements scolaires sont situés sur des sols contaminés par du plomb ou des hydrocarbures © Maxppp - Maxppp

Indre-et-Loire, France

France Bleu Touraine revient sur l'enquête de nos confrères d'Envoyé Spécial. Ce jeudi soir, ils ont révélé que 1248 établissements recevant des jeunes (crèches, écoles, collèges, lycées, etc) étaient non seulement construits sur d'anciens sites industriels, mais surtout sur des sols contaminés par des hydrocarbures, du plomb ou encore des solvants chlorés. Des données publiées par le ministère de la transition écologique, après réalisation de plusieurs centaines de diagnostics. Parmi ces établissements, 8% figurent dans la catégorie C des "sites à risque", où des mesures techniques et sanitaires doivent être prises immédiatement. 

53%, soit plus de la moitié de ces établissements, sont eux classés en catégorie B, "sites à surveiller"  

En Touraine, pas de catégorie C mais quatre établissements placés en catégorie B qui se trouvent tous à Tours. Il s'agit de l'école élémentaire George Sand et de l'école privée Sainte Agnès, toutes deux situées rue Georges Delpérier à Tours et construites sur le site d'une ancienne usine à gaz. Il y a aussi le lycée général Saint Médard et le lycée technologique Saint François tout proches, construits, eux, à la place notamment d'une ancienne station service. Il y a enfin l'école maternelle Mirabeau dans le quartier Velpeau, placée sur le site d'une ancienne imprimerie. Ces établissements sont donc potentiellement soumis à différents agents polluants, comme le plomb, les hydrocarbures et des composés volatils, pour l'instant bloqués sous les dalles du sol.  

S'il n'y a aucune urgence à agir chez nous, Charlotte Nithart dit avoir fait un travail de mémoire. C'est la porte-parole de l'association Robin des bois, une association qui milite pour la défense de l’environnement et qui est à l'origine de la publication des diagnostics. 

"Il n'y a pas de risque sanitaire immédiat mais il y a une vigilance et une mémoire à garder impérativement" - Charlotte Nithart, association Robin des bois

"Il faut bien garder en tête que le sol sous la dalle est contaminé pour éviter que la dalle ne soit pas entretenue, qu'elle soit perforée, ou en cas de travaux d'agrandissement ou de modification. Il est impératif de garder la mémoire de ces pollutions et de diffuser ces diagnostics" insiste Charlotte Nithart. "Si la dalle était attaquée ou détériorée par un événement extérieur, l'établissement peut immédiatement être classé en C et plus en B, et donc appeler des mesures immédiates de dépollution ou exceptionnellement de fermeture de l'établissement pendant que des travaux sont réalisés". 

C'est pour cela qu'Emmanuel Denis, élu écologiste à la ville de Tours, appelle à mettre en place une surveillance de ces établissements. "Régulièrement, il faut vérifier que la dalle ne s'est pas détériorée, qu'il n'y a pas de fuite gazeuse". Il compte d'ailleurs poser une question écrite au maire sur le sujet.

En France, il reste encore près de 1000 écoles qui n'ont pas été diagnostiquées, faute de moyens financiers. Les risques pour les enfants exposés à ces polluants consistent en des "altérations possibles des gènes" ou "des maladies chroniques" selon l'enquête d'Envoyé Spécial.